BAGNAULT.
Le nom du village de Bagnault vient du latin Baniolum ou balnéolum et se rapporte vraissemblablement à la présence d'un établissement de bains Gallo-Romain.
De fait, quatre fontaines distribuent une eau vive et abondante.
A la croisée des voies antiques,puis du chemin du sel et celui de Compostelle, sélevèrent du 12ème au 18éme siècle deux commanderies, la première Templière, la seconde Hospitalière.
Les pélerins jacquaires venaient s'y reposer et déguster la fameuse fouasse.
Ce bourg florissant grâce au commerce des blés et du fameux minot de Bagnault (farine de blé dur connue jusqu'aux Amériques), que l'on échangeait contre le sel de l'Aunis, avait été nommé "La Petite Gennève" par les huguenots.
En effet les villageois dans leur majorité avaient embrassé la religion réformée.
De ce fait Bagnault eut à souffrir des guerres de religion, ce qui engendra l'exode des habitants. Ce village figé fait aujourd'hui parti de la commune d'Exoudun.
BANCHE.
En géologie, une banche est un banc d'argile durcie ou de roche tendre qui se trouve à proximité des côtes, souvent immergé et en affleurement selon la marée. Ce type de couche calcaire ou argilo-calacaire est fréquent en France sur les côtes de Saintonge, d'Aunis et des îles d'Oléron et de Ré.
BASLIQUE DE NEUVY-SAINT-SEPULCRE.
Cette basilique est l'une des rares copies qui nous soient parvenues du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Eudes de Déols dit "l'Ancien", ancien pèlerin de grande réputation, aurait inspiré la création de cette église
. Elle fut fiancée par le seigneur Boson de Cluis et d'autres seigneurs locaux.
En 1847, elle fait l'objet d'une importante campagne de restauration dirigée par Viollet-le-Duc et son collaborateur Merindol. En 1923 l'architecte en chef Mayeux fit édifier contre la retonde, dont la coupole à l'allure orientale imaginée par Viollet-le-Duc fut remplacée par la toiture actuelle, un clocher peigne en remplacement de l'ancien qui avait été supprimé en 1899.
L'église de Neuvy-Saint-Sépulcre (Indre) possède deux gouttes du Sang de Jésus Christ, recueillies, au jour de la Passion, sur le Calvaire. Elles ont la forme de deux larmes coagulées. Le cardinal Eudes, l'évêque de Tusculum, l'avait rapportée de Terre Sainte où, pendant six ans, il avait exercé les fonctions de légat du Pape pour la première croisade de saint Louis. Et en 1257, il en fit don à Neuvy, son pays natal. Depuis 700 ans des Fêtes et Pèlerinages ont lieu en l'honneur du Précieux-Sang : Le Lundi de Pâques messe à la Basilique suivie de la vénération de la relique, le 1er juillet : "Fête du Précieux-Sang", vénération de la Relique au cours de la messe.
BATHONIEN.
Le Bathonien est une période stratigraphique du Jurassique moyen (Dogger). Il s'étend à peu près entre 167,7 et 164,7 millions d'années, succédant au Bajocien et précèdant le Callovien. Son nom est formé d'après la ville de Bath, en Angleterre.
BATIERE.
Par assimilation de forme, genre de couronnement d’un édifice, formé de deux Gables à double égout, supportant un toit plus ou moins incliné.
BIEF.
Le mot bief ne s’est fixé sous sa forme actuelle qu’à une époque récente. Le terme poitevin - bé - est plus conforme à l’étymologie, qui renvoie à une probable origine gauloise. Il désigne comme ici un fossé ou un ruisseau.
A partir du 14ème siècle, bief est employé en français, pour le canal d’amenée d’eau à la roue d’un moulin.
Depuis le 19ème siècle, c’est également un terme technique qui désigne l’intervalle séparant deux écluses d’un canal de navigation.
BOUCHARDE
Marteau de tailleur de pierre à deux têtes carrées et découpées en pointes de diamant.
BOUILLEUR DE CRU
En 1916 se met en place le statut de bouilleur de cru, avec la notion "d'acquit", transmissible de père en fils, habilitant les producteurs fruitiers à faire distiller sans payer de taxes, une partie de la production, sans excéder 1000 degrés exprimés en alcool pur soit environ 20 litres d'eau de vie.
Les jus fermentés ( prunes, pommes, poires et autres fruits) sont chargés dans une cuve en cuivre. La vapeur d'eau injectée entraîne les vapeurs d'alcool. Condensées, celles-ci donneront le premier distillat. La redistillation de cette fraction permet de récupérer les eaux de vie consommables. L'alambic est installé pour des périodes de quelques semaines par an.
Depuis 1953, les droits ne sont plus transmissibles. C'est ainsi que d'année en année les bouilleurs de cru disparaissent. (extrait d'un panneau informatif) )
BRECHES D'IMPACTITE DE ROCHECHOUART
C'est l'érosion des couches sédimentaires les recouvrant qui a mis à jour des lambeaux de roches formées lors de l'impact de la météorite de Rochechouart et celles- ci ont pendant très longtemps suscité de nombreuses questions car leur aspect a fait penser tour à tour à des roches volcaniques ou à des roches sédimentaires.
Il faut attendre 1967 pour que l'origine de ces brèches soit attribuée par François Kraut à la chute d'une météorite. Il ne reste aucun fragment de la météorite qui a été sublimée, ses composants se sont mêlés à ceux du socle puis sont retombés et se sont agglomérés.
Ces brèches d'impact se retrouvent partout et sur une surface qui équivaut à peu près à 250 km², se situant en Limousin et en Poitou Charente. Ces brèches sont dues à la retombée au fond du cratère des morceaux de roche et des poussières provenant de l'éclatement du socle local. Elles sont de plusieurs types, et de différentes couleurs en fonction de leur composition, celles de Chassenon, de Badaudus, de Rochechourt etc...
Quelques photos d'échantillons recueillis sur place.