Fontaines de France

Définitions Disponibles

CAIRN.
Un cairn est un amas artificiel de pierres.
On les trouve la plupart du temps sur les reliefs, les tourbières ou au sommet des montagnes.
Ce terme est souvent utilisé en référence à l’ Ecosse, mais peut aussi être utilisé dans d’autres lieux.
Ils remplissent plusieurs fonctions :

  1. Baliser un sentier traversant un sol rocailleux ou aride, ou traversant un glacier.
  2. Repérer le sommet d’une montagne.
  3. Marquer un site funéraire ou célébrer les morts.
En outre, les cairns furent utilisés pour commémorer toutes sortes d'événements : un site de batailles, un endroit où un chariot fut renversé, etc... Ils peuvent varier de simples amas branlants à de savantes prouesses de construction. En certains lieux, des jeux sont régulièrement organisés pour déterminer celui qui construira le plus beau cairn.

CANAL DE CRAPONNE.
Creusé de 1554 à 1559 par Adam de Craponne, il avait sa prise à La Roque d'Anthéron au site de Gontard (encore visible aujourd'hui). C'est l'essai le plus ancien de déviation des eaux de la Durance, vers la Crau ou la mer. Le désir de son concepteur était principalement d'amener l'eau à Salon en suivant le cours primitif de la Durance par le Seuil de Lamanon.
L'eau bouleversa les habitudes et la nature des cultures. Jusqu'à la construction du Canal EDF issu du barrage de Cadarache, il remplit parfaitement son rôle, malgré quelques sécheresses difficiles.

CELLERIER.
Econome d'un monastère

CHAPITRE.
Assemblée tenue par des chanoines ou des religieux, des religieuses.

CHIEN DU LEGIONNAIRE (légende).
Un légionnaire en garnison à Dax avait un chien perclus de rhumatismes. Partant en campagne et sachant que son pauvre chien ne pourrait le suivre, il se résolut à le noyer.
S'armant de courage, il le jeta dans l'Adour. Quand il revint, il eu la surprise de retrouver son chien revigoré par la boue thermale dans laquelle il avait échoué au bord du fleuve.
Le Thermalisme était né.

CLAMPE.
Les "clampes" (mot occitan désignant des personnes gourmandes d'informations locales, infatigables colporteuses de rumeurs et de bruits en tous genres) ne se contentent pas de bavarder ; elles insinuent,inoculent, déforment, et médisent voluptueusement de leur prochain.
Quels que soit le jour et l'heure, les clampes ne sont jamais à court. Quant à la confidentialité, on ne se promet le silence, que pour mieux se précipiter dès que l'on s'est quitté, vers une autre clampe à qui "sous le sceau du secret" on va raconter, l'exact contenu - ou le contenu amélioré - de la précédente conversation...

COLOMBE de Bois
C'est principalement dans la vallée d'Abondance et aussi sur le Pays de Gavot que l'on fabrique toujours ces oiseaux de bois au plumage déployé. Pour sculpter une colombe, il faut débiter deux parallélépipèdes de bois de dimensions équivalentes l’un pour la tête, le corps et la queue, l'autre pour les ailes. Ensuite, le corps et la tête sont taillés grossièrement, ainsi que la mortaise destinée à recevoir le bloc des ailes. Au tiers ou à la moitié du corps, une encoche est réalisée pour fixer la queue. D'autres encoches sont alors pratiquées dans le bloc constituant la queue pour déterminer le dessin des plumes. Les encoches terminées, il faut refendre le bois en lamelles pour la réalisation des plumes. Enfin, il faut déployer les lamelles en éventail, les imbriquant les unes dans les autres, grâce aux encoches.
Les ailes seront travaillées de la même manière avec une mortaise par en dessous pour l'assemblage à mi-bois. Pour les ailes existent deux méthodes pour les déployer, l’une ancienne, dite « en croix », l'autre méthode consiste à emboîter les lamelles à partir d'une lamelle extrême (supérieure ou inférieure), toujours du même côté, créant ainsi un mouvement ascendant ou descendant. Enfin, les deux morceaux de bois sont emboîtés l'un dans l’autre.
L'oiseau était autrefois sculpté par les bergers dans les alpages en gardant les troupeaux ou lors des veillées en hiver. Cette colombe étaient placée à l'intérieur des chalets, suspendue près de la cheminée, dans la cuisine ou dans la pièce commune. Elle était considérée comme porte-bonheur. Aujourd'hui, elle garde sa fonction, mais devient un élément décoratif.

COQ (symbolique).
Le coq apparaît dès l'antiquité sur les monnaies gauloises. Il devient symbole de la Gaule et des Gaulois.
Il disparaît au moyen-Age. A partir du 16ème siècle, le Roi de France est parfois accompgné de cet oiseau sur les gravures. A la Révolution française, on le retrouve sur les assiettes et sur le seau du Directoire.
Délaissé par Napoléon, à partir de 1830, il est de nouveau très apprécié, il doit figurer sur les boutons d'habit et doit surmonter les drapeaux de la garde Nationale.
Dédaigné par Napoléon III, il devient symbole quasi officiel de la III ème République: la grille du parc du Palais de l'Elysée construite à la fin du 19ème siècle est ornée d'un coq et la pièce d'or frappée en 1899 également.
Aujourd'hui la République française lui préfère Marianne, toutefois il figure toujours sur le sceau de l'Etat, qui est celui de la Seconde République : la liberté assise tient un gouvernail sur lequel est représenté le coq. Il est surtout utilisé à l'étranger pour évoquer la France, notamment comme emblème sportif.

CYBELE.
Déesse phrygienne de la fertilité. Son culte lié à celui d’Attis et comportant des cérémonies initiatiques, se répandit au 3ème siècle avant Jésus-Christ dans le monde gréco-romain (se fut la première religion orientale officiellement introduite à Rome).