Fontaines de France

Définitions Disponibles

FASCE n. f.
En architecture : les frises ou les trois bandes qui composent l'Architrave.

FFEUILLANDIERS (les)
Les arbres et les taillis de châtaigniers, très nombreux dans le Limousin ont donné naissance à un travail du bois. C'est ainsi qu'a été crée le "feuillar", bois de pied d'un diamètre de 2 à 40 cms, provenant de pousses de huit à dix ans, fendues et lissées à la plane. Tout d'abord utilisé pour confectionner des cercles de fûts ou des emballages, il servit ensuite à la fabrication de casiers à homards, de lattes pour les bâtiments et les clôtures. Les feuillandiers travaillaient à plein temps dans le bois de châtaigniers. Leurs cabanes sont construites avec des perches flexibles plantées en arceau dans le sol, qui leur servent d'ossature. Ces perches en supportent d'autres entrelacées formant une charpente recouverte d'une épaisse couche d'écorce de châtaignier. Ce métier de feuillandier a pratiquement disparu, mais on peut encore voir quelques cabanes ici ou là. Toutefois les artisans le pratiquent encore au sein de leur entreprise.

FONTAINE n. f. XIIe siècle.
Issu du bas latin fontana, « source, fontaine », féminin substantivé du latin classique fontanus, « de source », de fons, fontis, « source ».

1. Eau vive sortant de terre. Fontaine jaillissante, intermittente. Capter une fontaine. Le bassin d'une fontaine. Puiser, boire l'eau de la fontaine.La fontaine de Vaucluse, chantée par Pétrarque.
MYTHOLOGIE : Fontaine de Jouvence, fontaine dont les eaux étaient réputées avoir la vertu de rajeunir.
EXPRESSION : « À la claire fontaine », premières paroles d'une vieille chanson. Pleurer comme une fontaine, abondamment.
EXPRESSION PROVERBIALE : Il ne faut pas dire : « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ».

2. Construction qui permet l'écoulement d'une source, la distribution des eaux, et sert souvent d'ornement. Installer une fontaine dans un jardin public, sur une place. Emplir un seau à la fontaine. Se laver à la fontaine. Fontaine publique, où les habitants du voisinage peuvent prendre leur eau.
EXEMPLES DE FONTAINES CELEBRES : La fontaine des Innocents à Paris, des Quatre-Dauphins à Aix-en-Provence. La fontaine de Trevi à Rome.
Fontaine Wallace : édicule de distribution d'eau potable qui fut installé dans les rues de Paris,à la fin du XIXe siècle, à l'initiative du philanthrope anglais Richard Wallace. Par extension : Petit réservoir, muni d'un couvercle et d'un robinet, fixé au mur et qui contient de l'eau pour les usages domestiques.
Une fontaine de grès, de faïence, de cuivre. Au Moyen Âge, grand vase d'orfèvrerie qu'on plaçait au milieu de la table et qui contenait ordinairement du vin.
TECHNIQUE : Nom donné autrefois à divers appareils d'où l'on faisait jaillir un liquide par la compression de l'air. Récipient clos qui garde l'eau destinée à l'usage de la maison, plus particulièrement à l'ablution des mains. Munie d'un robinet ou chantepleure, la fontaine déverse habituellement son eau dans une cuvette ou un bassin qui lui sert de lavabo. Elle est fixée au mur, ou elle est simplement déposée sur un meuble approprié à cet effet. Les fontaines sont ordinairement en cuivre rouge, en cuivre jaune ou en faïence. Celles en cuivre rouge sont les plus coûteuses. On trouve aussi des fontaines plus communes en tôle peinte ou vernie, en étain, en bois ou en fer-blanc.

FONTE A LA CIRE PERDUE
Cette technique très simple dans son principe, date d'environ 1500 ans avant Jésus-Christ, qui a probablement vu le jour en Chine, Inde, Iran....., avant d'émigrer en Italie au moment où l'empire romain s'empara de Byzance.
"L'artiste réalise une pièce en cire. On fixe sur cette cire un bâtonnet lui même en cire. On suspend la cire par le bâtonnet au centre d'un récipient cylindrique, une boîte métallique par exemple. On coule dans ce récipient un plâtre qui va totalement enrober la cire. On laisse durcir le plâtre. On coupe le bâtonnet au ras du plâtre. On retourne la boîte que l'on met dans un four et on chauffe. La cire s'échappe laissant un creux qui a exactement la forme de la pièce en cire. On remet le récipient à l'endroit et par le trou laissé par le bâtonnet, on coule un métal fondu : or, argent bronze...Après refroidissement, on brise le plâtre et on récupère l'objet en métal. On supprimera le bâtonnet qui s'est aussi transformé en métal."
Extrait du livre de Mr ROUSSEL Stuart.

FONTINAL
du Lat. fontinalis, de fons, fontaine.

FRAHANS (les)
C'est ainsi que se nommaient autrefois les maçons et tailleurs de pierre de la haute vallée du Griffe. Sur les hauts plateaux, les hommes se nourrissaient difficilement du travail de la terre. En 1659 les habitants de Samoëns se sont spécialisés dans la taille des pierres. Ils créent la Confrérie des maçons et tailleurs de pierre de Samoëns dont les saints patrons sont les "Quatre Couronnés" (quatre tailleurs de pierre hongrois qui furent martyrisés par Dioclécien pour avoir refusé de tailler une statue païenne). Ces artisans travaillèrent partout en France, particulièrement sur les chantiers de Vauban. Plus tard ils participèrent à la construction des canaux de St-Quentin, du Centre (inauguré en 1810 par l'empereur Napoléon 1er). On leur doit l'hôtel de ville d'Annecy, de Bonneville, des fontaines savoyardes comme celle de TANINGES etc.. Leur renommée s'est étendue avec le temps dans toute l'Europe, et jusqu'en Louisiane. Le Moumé était leur propre langage professionnel, ils se déplaçaient avec leurs outils. La Kégnire du Frahan (coffre du tailleur de pierre en mourmé) contenait un tétu, une Boucharde, un peigne à chanvre, des broches,des scies qu'ils démontaient et emballaient pour ne pas les abimer durant le transport. La confrérie avait des oeuvres philanthropiques, prenait soin des malades, elle avait pour objectif la protection des travailleurs et leur instruction. Elle avait créé sa propre école de dessin. Ils ont souvent été mis à l'index par les religieux qui observaient avec méfiance leurs allées et venues vers les pays de la Réforme protestante. Contraints à se placer sous l'autorité de l'église, les maçons de Samoëns durent attendre 1851 avant de pouvoir prétendre à une organisation laïque : la Société des Maçons de Samoëns était née. C'est en 1979, qu'elle fut refondée en association à but culturel pour sauvegarder un patrimoine exceptionnel et unique et poursuivre l'oeuvre des ancêtres à travers l'action culturelle.

FRONTENAY-ROHAN-ROHAN
Au 12ème siècle, Frontenay compte au nombre des fiefs d'une des plus puissantes familles du Poitou : les Lusignan. Selon la légende, les turbulents seigneurs sont apparentés à la fée Mélusine, la fameuse fée bâtisseuse du Moyen Age, condamnée chaque semaine à se transformer partiellement en serpent.
Les Lusignan élèvent à Frontenay une imposante forteresse munie d'une double enceinte et de larges douves qu'alimentent de nombreuses sources et ruisseaux.
En 1242, Louis XI lui même vient mater Hugues X de Lusignan alors en rébellion. Le roi fait raser la forteresse et donne à la ville le nom humiliant de Frontenay l'Abattu.
Passée à la famille de Rohan au début du 16ème siècle, la citée est élevée au rang de Duché-prairie par Louis XIV en 1714 sous le nom de Rohan. Ce n'est qu'en 1897, qu'elle peut reprendre le nom de Frontenay et devient alors Frontenay-Rohan-Rohan.