MARIANNE DE JUSSEY.
Jussey fut incontestablement l'une des toutes premières commune de France à avoir sa Marianne. Cette représentation est celle d'une République Maçonnique en fonction de ses attributs:
- La couronne de lauriers : Depuis l'Antiquité symbole de gloire et de vertu.
- La poitrine dévoilée, en signe d'émancipation et de liberté.
- Le triangle de l'harmonie ou triangle égalitaire représente le grand architecte de la nature rayonnant sur la vie des hommes, thème cher aux Franc-Maçons très nombreux chez les Constituants.
- La tête de lion symbole de la Force populaire.
- La Main de la justice, baguette terminée par une main depuis le Moyen-Age évocation de la justice royale, devenu propriété de la représentation nationale.
- Le Rucher symbole du travail que la République veut protéger.
MEGALITHIQUE.
Fait de Mégalithes c'est-à-dire un monument érigé dans un seul ou plusieurs blocs de pierres assemblées (menhirs, dolmens, allées couvertes....).
MENETRIERS DE RIBEAUVILLE (légende).
C'était un jour de la St-Jean. Un pauvre homme, entouré de sa femme et de ses enfants tout en pleurs, se lamentait au bord de la route. Vint à passer le sire de Ribeaupierre - pourquoi pleures-tu mon brave homme?- Parce que j'ai cassé mon fifre qui était mon seul gagne pain !
Alors le sire sortit une bourse pleine d'or, la jeta à l'homme en lui disant :-Je n'aime pas qu'on pleure sur mes terres. Achète un autre fifre et viens donc me voir là-haut un jour. Tu feras danser la jeunesse! Voilà la famille du joueur de fifre à ses pieds. Mais ce sire de Ribeaupierre était un rude soldat et il n'aimait pas trop les attendrissements. Il s'éloigna et le lendemain il avait oublié le joueur de fifre et, ce qui est mieux, sa générosité pour le brave homme et sa famille.
Quelques jours plus tard, on vint lui dire qu'un immense et très étrange cortège, s'acheminait vers le château. Le sire se rendit sur la terrasse et qu'apercut-il? Des joueurs de fifres qui jouent une marche guerrière, des frappeurs de tambours dignes des plus belles troupes, des souffleurs de trompettes, et des hommes-orchestre et des chanteurs de romances, et des montreurs de bêtes accompagnés de messieurs les ours, qui montent vers le Haut-Ribeaupierre en dodelinant poliment de la tête; et des chiens qui marchent sur les pattes de derrière pour se faire remarquer, et des chats qui tapent de la cymbale; et des singes pomponnés comme de jolies dames, avec des rubans multicolores passés dans la crinière; et des perroquets qui parlent comme père et mère; et combien d'autres curiosités aimables.
Tout ce beau monde entre dans la cour, pénètre dans les appartements du sire, charmé de se distraire un peu.
L'un des ménétriers s'avança, porteur d'une couronne et d'un fifre d'or. -Comte de Ribeaupierre, dit-il, tu m'as aidé quand j'avais perdu mon seul bien. Tu as oublié combien tu fus généreux. Moi je ne l'ai pas oublié. Ce que tu as fait pour un seul, tous viennent t'en remercier. Dorénavant, tu es notre roi! C'est donc de ce jour que les sires de Ribeaupierre furent les rois des fifres et des ménétriers, et, tous les ans, les ménétriers revinrent donner une aubade à celui dont ils étaient officiellement les vassaux. Ils portaient aussi une couronne de fleurs à Notre-Dame de Dusenbach, qui était leur patronne.
Le "jour des Ménétriers", "Pfifferdaj" est encore aujourd'hui la fête officielle, le premier dimanche de septembre, de la ville de Ribeauvillé. Ce jour là, de grande rencontre avec le Moyen-Age, cette fête médiévale est la plus ancienne d'Alsace, perpétrée depuis 600 ans. Les habitants de la ville se mobilisent pour maintenir cette fête, ils participent à la construction de chars, à la confection de costumes et préparent l'énorme défilé. (le texte de la légende est extrait d'un récit d'André Waltz de 1909)
MIRACLE DE FAVERNEY .
Le 25 Mai 1608, jour de la Pentecôte à Faverney, le Saint Sacrement est exposé dans un Ostensoir installé sur un reposoir de bois d'un mêtre de haut, recouvert de draperies, le tout surmonté d'un dais festonné. A côté deux chandeliers et deux lampes à huile qui devaient brûler jour et nuit devant la Saint-Sacrement.
Le lundi matin en ouvrant l'église le sacristain trouva l'édifice enfumé et vit les débrits brûlés du reposoir et des chandeliers jonchant le sol, mais aucune trace de l'Ostensoir. Il prévient les moines de l'Abbaye.
Un moine novice, lève la tête et découvre l'Ostensoir ni retenu, ni supporté par rien et suspendu en l'air au dessus des restes carbonisés. Le miracle dure pendant 33 heures, et des milliers de personnes en sont témoins.
L'Ostensoir, contenait deux hosties accolées qui étaient restées intactes. L'une, fut transportée à Dole alors capitale de la Franche Comté et disparu lors de la Révolution. C'est le courage de de la femme du Maire qu a permi la conservation de la seconde, elle confia l'hostie à des personnes sûres, alors que son époux voulait la faire brûler au moment du partage des biens de l'abbaye à la Révolution.
Grâce à cette femme elles est toujours là : petit rond brun de 41 milimètres de diamètre, exposé chauque annnée le lundi de Pentecôte à Faverney. L'enquête dilligentée par l'évêque de Besançon dès le 30 mai 1608, ayant recueilli des témoignages concordants auprès de nombreux témoins conclue à la véracité des faits et au miracle.
MONOLITHE .
Se dit d’un ouvrage formé d’un seul bloc de pierre (une auge par exemple)
MONTJOI (Fontaine de).
Le lieu des montjoyeux, nom français d'origine militaire attribué au début du XIIIème siècle (Monte Joi en 1232, Montjoy aussi). A l'origine des noms de lieu de cette structure, on trouve comme sens, l'ultime halte sur un lieu de pèlerinage, qui a donné l'envie de pousser un cri de joie en voyant apparaître la chapelle, la colline convoitée depuis longtemps.
Une montjoie c'est aussi un Cairn ! Evolution ?