RADIO-CONCENTRIQUE.
Se dit d'une aggloération dont les artères rayonnent à partir du centre et sont relièes entre-elles par des voies circulaires concentriques.
RELIQUE DU DOIGT DE SAINT-JEAN-BAPTISTE.
Le Breiz-Izel donne des précisions sur l'origine de cette étrange relique : " La relique que l'on vénère ici est la dernière phalange d'un doigt, index ou majeur, enroulé dans un parchemin. Les écritures jaunies qui y figurent datent du 15ème siècle.
Selon la légende, c'est une vierge nommée Tècle qui rapporta la relique en Normandie, où un jeune de Plougazno la portait sans le savoir : le doigt s'était introduit entre la chair et la peau, au niveau du poignet. Le jeune homme fut saisi d'une immense joie qu'il ne s'expliquait pas.
Partout où il allait, les arbres se penchaient sur son passage, les cloches sonnaient spontanément. Il fut jeté en prison car on le crut ensorcelé. Alors, il pria Saint-Jean et le lendemain, il s'éveilla dans son pays natal. Pour le remercier, il se rendit à la chapelle Saint-Mériadec, la seule chapelle de cette rude vallée ; dès qu'il entra, la cloche se mit à sonner, les cierges s'allumèrent et la relique sauta sur l'autel.
De nombreux dons furent faits en l'honneur de ce miracle, parmi lesquels celui de la Duchesse qui décida de faire construire à cet endroit le magnifique monument gothique de Saint-Jean-Du-Doigt.
ROUFFACH (La Légende).
Cela se passait à Rouffach au début du 12ème siècle. Les troupes impériales opprimaient la ville et leur chef redoublait de sévérité à l'égard des habitants. Le jour de Pâques, il aperçut une jeune fille d'une très grande beauté.
Incapable de résister à son désir, il la fit saisir par ses gardes au moment ou elle sortait de l'église. La mère au comble du désespoir demanda sur-le-champ aux hommes de prendre les armes pour sauver l'honneur de sa fille, et briser le joug de l'étranger. Les hommes par peur refusèrent.
La mère éplorée s'adressa alors aux femmes et les supplia de la secourir dans son malheur et de s'opposer au tyran. Ses paroles trouvèrent un écho favorable dans le coeur des mères. Toutes prirent les armes, envahirent le château massacrèrent les gardes. Les hommes sentirent leur courage renaître. Ils s'armèrent et le soulèvement de la population devint général.
Les troupes impériales tombèrent sous les coups des vainqueurs, l'empereur lui-même n'échappa qu'à grand peine au carnage et s'enfuit à Colmar. Le sceptre, le manteau et la couronne que le souverain avaient abandonnés, furent portés à l'autel de la Vierge par les femmes.
A partir de ce moment les femmes de Rouffach eurent la priorité sur les hommes dans toutes les cérémonies et cortèges officiels. A l'église elles eurent le privilège d'occuper les bancs situés à droite de l'autel.
ROUQUIE (Fontaine de la Place ).
L’histoire de la fontaine et celle de la Place ne peuvent être dissociées.
Elle est bien antérieure à la fontaine.
Elle naît au cours des XII et XIIIème siècles lorsque le village éclate entre le Castel Nao et le Castel Bas.
Elle s'appelle alors Place de la Lauze : peut être est-elle pavée avec des pierres plates que nous appelons, ici, des « lauzes ».
Elle devient rapidement le centre de vie de la communauté : elle s'oppose à la cour du Château symbole du pouvoir seigneurial. Fêtes et marchés s'y déroulent. Chaque année, l'installation des Consuls a lieu en son centre. La place de la Lauze est moins vaste qu'aujourd'hui : un pâté de maison, sur l'emplacement de la fontaine actuelle gêne la circulation des charrettes qui transportent paille, foin et vendange ...On peut relever ce pâté de maisons sur le plan cadastral de 1811. C'est en son centre, situé au niveau de l'impasse des voyageurs que les citoyens de 1792 décident de planter l'arbre de la Liberté. La plantation n'a pas lieu ; les royalistes Ouveillanais s'y opposent par la force : coups, émeute ... Pourtant, en 1801, l'arbre trône au milieu de la place rebaptisée « Place de la Liberté ». Il est même entouré d'un banc en pierre. Son existence n'est pas de longue durée. En 1816, sous la Restauration, la municipalité anti-républicaine le fait couper ; le banc est détruit. En 1830, pendant les « Trois Glorieuses », un nouvel arbre est planté et, ironie de l'histoire, le jour de la Saint-Philippe ! En 1876-1877, la municipalité décide de détruire le pâté de maisons ; et bien sûr, l'arbre de la Liberté disparaît aussi. Des maisons, il ne reste qu'un bas de mur que les Ouveillanais appellent, encore aujourd'hui, la Banquette. La place, pendant longtemps, est baptisée Place de la Banquette.