Fontaines de France

Définitions Disponibles

SAINT DU PETIT PONT.
L'histoire de cette statue d'un prêtre, érigée sur un petit pont, depuis des générations, dans un bourg agricole à la frontière d'Alsace-Lorraine tient beaucoup de place dans le coeur des villageois. Elle est toujours là comme protectrice de la commune, malgré toutes les épreuves qui se sont abattues sur la Patrie.
St-Jean Népomuk (Népomucène) est né en Bohême en 1331. Il fait ses études de docteur en droit canonique à l'université de Prague. Il devient chanoine, vicaire général et confesseur de la reine Sophie. Le roi Wenceslas était un mauvais prince, des pensées perverses le rendaient jaloux. St-Jean, tenu par le secret de la confession, ne cédait pas aux pressions du roi, même sous la menace.
Le roi le fit mettre au cachot, torturé, les flancs brûlés avec des torches. Pendant le nuit pour en finir avec lui, mains et pieds liés il fut jeté dans la Moldau, par-dessus un petit pont, et c'est là qu'il mourut le 16 mai 1393. Des rayons apparaissaient autour de sa dépouille. Les chanoines lui firent une sépulture à St-Verts-Dom de Prague. St-Jean Népomuk est invoqué contre les dangers de l'eau et les divulgations de secrets.
La statue de Rahling date de 1901, la précédente ayant été le 13 septembre 1900 maculée par trois soldats allemands prussiens logés chez des habitants pendant trois semaines. Les soldats ayant été reconnus, dénoncés et punis, se vengèrent dans la nuit du 14 au 15 septembre en renversant et brisant la statue. Après dépôt de plainte auprès de la Kreis-Direktion, une enquête fût diligentée. Enfin le Kreis-Direktor, promis que le fisc militaire paierait une nouvelle statue à condition qu'un devis lui soit envoyé. C'est Mr Laroche qui fourni la statue actuelle sortant de la Fonderie du Creusot, Schneider, France. Le 18 octobre 1901, la nouvelle statue est mise en place devant le muret du petit pont et inaugurée en grande pompe. Toute la paroisse assiste à la messe solennelle avec exposition du St-Sacrement. Depuis lors le Saint du Petit Pont veille toujours sur les habitants de Rahling.

ABBAYE de SAINT-HILAIRE.
Cette Abbaye daterait semble-t-il de l'année 825 depuis laquelle, d'après la tradition, elle détient le corps de Saint-Hilaire évêque de Carcassonne au 6ème siècle. La peste et les guerres de Religion sont à l'origine de son déclain, de ses difficultés financières, puis de la vente des possessions. Pourtant les moines de Saint-Hilaire seraient à l'origine de la Blanquette de LIMOUX, ils auraient élaboré ce breuvage pour la première fois en 1536. L'Abbatiale renferme un sarcophage reliquaire en marbre blanc des Pyrénées qui retrace la vie et le martyre de Saint-Sernin, il a été réalisé par le Maître de CABESTANY.

SAINT-MAURICE, sa légende
Dès que Maximien devient empereur d'Occident (286), il décide d'y exterminer les chrétiens. Pour cela il fait venir de Thèbes en Egypte la légion qui s'y trouvait cantonnée. Il ne pouvait pas tomber plus mal, les six mille soldats qui la composait, dont le décurion Maurice, étaient chrétiens. Ils refusèrent d'exécuter les ordres de l'empereur, qui les fit tous massacrer à Agaune. Telle serait la légende de la Légion thébaine.
Ce qui est vrai, c'est que le décurion Maurice, devenu depuis Saint-Maurice du Valais, et plusieurs légionnaires refusèrent de prendre part à une cérémonie païenne, ce qui coûta la vie au décurion. Au siècle suivant sur le lieu du supplice une basilique a été érigée.

SAINT-MELAR, sa légende
Mélar n'avait que 7 ans quand son oncle Rivod assassina son père Miliau. Rivod fit trancher à Mélar la main droite, et le pied gauche afin qu'il ne pût ni manier le glaive, ni monter à cheval. On lui fit une main d'argent et un pied d'airain. Miracle, le pied et la main se développèrent en même temps que l'enfant. L'évêque de Cornouaille le prit sous sa protection et l'envoya résider au château de Beuit, à lanmeur. Mais il ne put empêcher le terrible oncle Rivod de la faire décapiter pendant son sommeil par des mercenaires à sa solde. Mélar est vénéré à Lanmeur, mais ses reliques dispersées ont étendu son culte particulièrement à Meilars (près de Pont de Croix), à Loc-Siun, Loc-Mélar-Plounéventer, Plouzélambre, St-Méloir-des-ondes et St-Méloir des Bois.

SAINTE-RICHARDE, sa légende
Charles le Gros fit murer son épouse à cause des méchants bruits que faisaient courir sur elle certains écuyers, blessés par son dédain. Un homme se fit connaître de l'empereur et dit : Je suis le sire d'Andlau, j'habite la vallée où il y a plus d'ours que d'hommes, on a tenu des propos malveillants sur ta femme, qu'on vienne m'en rendre compte car elle est de ma famille. L'homme défendit l'honneur de la Dame devant les écuyers félons, qui furent défaits. Richarde fut délivrée et laissée libre par son époux de partir accompagnée du sire d'Andlau et des gens d'Alsace. Ils galopèrent des jours et des jours. Un soir un ermite lui cria : Va vers les bêtes sauvages, va leur prêcher la bonne parole. Dans la vallée là-bas, quand tu verras une ourse noire gratter la terre, arrête-toi, et bâtis une maison pour Dieu. Richarde continua sa route, et comme elle s'enfonçait dans une sombre vallée, le sire d'Andlau lui cria : "Madame Richarde c'est ici que commence mon pays!"La vallée semblait se rétrécir de plus en plus. Soudain, là ou l'on aperçoit la plaine, l'impératice s'arrêta. Une ourse noire grattait la terre. "Que fais-tu pauvre bête ? Tu m'indiques le terme de ma route? L'impératrice caressa la tête de l'ourse qui lui montra le corps raidi de son ourson. Des larmes coulaient des yeux de la bête. Mme Richarde prit l'ourson dans ses bras et le réchauffa contre son sein. "Pourquoi voulais-tu l'enterrer, ton petit? dit-elle, il n'était qu'engourdi". Les chevaliers avaient mis pied à terre et regardaient le prodige du colloque entre une impératrice et un animal sauvage. Richarde commenda que des maçons de Barr vinsent bâtir un grand couvent pour les pauvres et les déshérités. Le sire d'Andlau fit élever une forteresse à deux tours, qui regarda la plaine. On dit que le jour de la consécration du couvent les ours de la vallée d'Andlau vinrent respectueusement adorer le Créateur. On dit aussi que l'impératrice une fois morte, l'ourse gratta la terre, comme sur la route, mis à jour le corps de sa bienfaitrice, tenta de la réchauffer, gémit toute une nuit, et mourut à son tour.
(extrait de"Histoires et Légendes d'Alsace mystérieuse" de Pierre Schmitt (Tchou éditeur))

SERLIENNE.
La serlienne est un groupement de trois baies, dont la baie centrale est couverte d'un arc en plein cintre. Les deux baies latérales sont couvertes d'un linteau ou d'un arc plate-bande (système destiné à supporter une charge au dessus de l'ouverture d'un mur et dont l'agencement des pierres est horizontal. Il combine à la fois la stabilité et la résistance de l'arc au faible encombrement du linteau).

SEVRE-NIORTAISE.
Ce fleuve d'environ 165 kms se jette dans la baie de l'Aiguillon par Marans et prend sa source à Fombedoire de Sepvret. Ses principaux affluents dans notre région sont : le Pamproux, le Lambon, la Guirande, l'Egray, le Magnerolles, le Puits d'enfer, l'Hermitain, le Brangard. Navigable à partir de Niort, son cours traverse les vallées d'Exoudun, du Mothais et du St-Maixentais. Elle disparaît chaque été et devient souterraine entre Brieul et Bagnault. Elle réapparaît aux fontaines de ce Bourg.

SOURCE n f.
Lieu et phénomène d'apparition et d'écoulement naturel d'eau souterraine à la surface du sol, assez bien individualisés et à l'origine en général d'un cours d'eau de surface.
GEOGRAPHIE : On la nomme source submergée, si elle se produit au fond d'un cours d'eau, d'un lac, ou de la mer. Lorsque le phénomène se produit au contact de deux formations, on a fréquemment une ligne de sources. Les sources thermales sont liées au volcanisme, et sont souvent minéralisées et à température élevée. Les sources jaillissantes sont soit de type artésien, soit liées à la pression de gaz.
EXEMPLE : La Loire prend sa source au Mont Gerbier-des-Joncs.

STAFFEUR n m.
Professionnel procédant à la pose ou au moulage d'un staff, qui est un mélange de plâtre à mouler, de glycérine et de fibres végétales, utilisé pour les plafonds, la décoration intérieure etc.

STATUE de NOTRE-DAME de BOVEL, son histroire
Version de M. Noël Goerges prêtre à Maxent en 1621 sur l'origine de la chapelle Notre-Dame et du nom de Bovel.
Il y a quelques siècles, une statue de la Vierge, posée sur la bruyère, fut découverte dans les landes d'Anast, aux confins des territoires de Maure et de Maxent. Les habitants de ces lieux décidèrent de lui donner un toit et commencèrent la construction d'une chapelle. Les premiers sabotages qu'ils constatèrent, (qui consistaient à la démolition pendant la nuit du travail exécuté la veille), furent rapidement mis sur le compte de l'Esprit malin, mais la persistance des méfaits, en dépit des chapelets et autres prières adressées au Ciel, les conduisit bientôt à penser qu'il s'agissait plutôt d'un signe de la Mère de Dieu.
A coup sûr, Marie ne voulait pas être honorée en ce lieu. On confia donc le choix de l'emplacement privilégié à la Providence. Deux jeunes taureaux non dressés furent affublés d'un joug et attelés à une charrette avec la statue pour unique voyageur. Le convoi descendit les landes et s'arrêta à l'entrée de la vallée marécageuse qui domine le manoir du Bois-d'Anast. Ni les coups d'aiguillon, ni les vociférations ne purent faire bouger les taureaux. Force fut donc d'admettre que l'entêtement de l'attelage à rester sur place marquait la volonté divine de voir la chapelle édifiée en ce lieu.
Cette interprétation des faits fut d'ailleurs rapidement confortée par le soudain jaillissement d'une fontaine. C'est ainsi que fut choisi le lieu où se dressa la chapelle de Notre-Dame de Bovel. Le joug fut parait-il longtemps conservé derrière l'autel.
Pourquoi Bovel?...Tout bonnement en souvenir des boeufs; la déclinaison du mot latin qui désigne le boeuf, n'est-ce pas "Bos, Bovis"? donc Bovel. L'église actuelle a été construite en 1860 à l'emplacement de l'ancien édifice. A 50 mètres se trouve la fontaine.
(Textes réalisés par l'Association "le Pays de Maure et ses Environs", et la participation de la commune de Bovel).