Fontaines de France

Définitions Disponibles

LA FONTAINE DES AMOUREUX.
A une certaine époque, un homme heureux et très riche vivait à Tours avec son épouse. Un jour, il lui demanda de faire un voeu et, quel que fut ce voeu, lui promit de le réaliser. Sa femme était tellement comblée par leur amour qu'elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait désirer de plus, mais il insista. Après réflexion, elle demanda à son époux de faire construire une fontaine, non pas dans leur cour privée, mais sur une place publique afin que chacun puisse s'y rafraîchir. Enchanté à cette idée, il se mit aussitôt au travail, engageant architectes, maçons et tailleurs de pierre. La fontaine serait simple et généreuse comme leur amour. Puis vint le jour de l'inauguration.
Se tenant par la main, la femme et l'homme s'approchèrent alors du bac rempli d'une eau limpide et cristalline. Sans réfléchir, l'un d'eux lança une pièce d'or dans l'eau miroitante. A cet instant, deux socles surgirent du sol, élevant juste assez la femme et l'homme pour qu'ils voient leurs sourires à la surface de l'eau.
Depuis ce jour, cette fontaine fut appelée par les Tourangeaux : La Fontaine des Amoureux. Et encore aujourd'hui, il est de coutume que les couples viennent sur ces socles "faire un souhait à deux, unique, ici même". (Copie de la plaquette située près de la fontaine)

LANTERNEAU
En architecture : construction basse en surélévation sur un toit, pour l'éclairage et/ou la ventilation.

"LA PEÛTE BÊTE"
Elle se rattache à une légende de Jean Robinet. Il y a de nombreuses années, les loups et autres fauves s'attaquaient aux habitants, ils venaient les nuits d'hiver hurler jusqu'aux abords du village. Mais des battues étaient organisées et de temps en temps un vieux mâle était abattu. On évitait de sortir après le crépuscule, seul et sans arme.
Un animal plus féroce que ceux connus jusque là venait d'arriver dans la région. Sa voix était une voix inconnue et à l'entendre toute la contrée frissonnait. Le monstre s'attaquait aux animaux, mais surtout aux jeunes femmes et les dévorait après leur avoir fait subir les derniers outrages. On avait peur, on priait St-Didier le patron de la paroisse et St-Georges, qui avait terrassé le dragon, et dont la chapelle au milieu du cimetière domine le village. Mais il fallait vivre quand même et pourvoir aux besoins de la population.
Pour éviter que les femmes ne continuent à se faire attaquer lorsqu'elles se rendaient à la rivière, les habitants décidèrent de construire une fontaine au milieu du village. La veille de l'inauguration, les filles du lieu se rassemblèrent au lavoir pour rincer gaiement leur dentelles, en vue du bal qui clôturerait la fête.
Soudain le monstre sortit des fourrés en rugissant. La bête était horrible, on s'enferma dans les maisons voisines de la place. Mais les lavandières continuaient leur lavage. Pour elles aucune possibilité de retraite. Une seule la plus jeune, mais aussi la plus belle pensa à prier Dieu, Vierge Sainte, Saint-Didier, Saint Georges. La bête bondit dans la fontaine neuve pour s'y baigner avant d'aborder sa proie. Elle s'apprêtait à sauter sur la jouvencelle lorsqu'un chevalier à l'armure étincelante surgit du ciel.
Il s'interposa la lance au poing et le monstre posté au milieu du bac de la fontaine ouvrit grand la gueule pour cracher des flammes sur l'intrus. Le cavalier prompt comme l'éclair, planta sa lance dans la gueule du monstre. La bête qui avait reconnu Saint-Georges se figea, son corps se changea en pierre et l'eau se mit à couler du morceau de lance qui lui sortait de la gueule. Cette hampe bientôt se transforma en tuyau de plomb et c'est ce tuyau que l'on voit encore aujourd'hui. Saint-Georges était passé comme la foudre avant de retourner vers le ciel.

LE DERNIER VOYAGE DE L'ANGE
La petite statue de l'Ange posée sur la pierre au sommet de la fontaine partait souvent en voyage.
En automne, lorsque les questches étaient mûres, elles étaient transformées en confiture dans de grandes bassines de cuivre. Le soir de la cuisson, les garçons et les filles assis en rond chantaient, les anciens jouaient aux jeux "Bonhomme en bois", "rapp prend la casquette", ensuite, il y avait les gages. On devait trouver du raisin, ou du vin, ou encore chercher l'Ange qui souvent était absent, laissant libre sa place à la fontaine. On le retrouvait dans une cuisine, ou n'importe qu'elle pièce, ou dans le lit d'une maison. Le perdant du jeu devait récupérer l'Ange et le remettre à sa place (avec discrétion).
Peu de temps avant la seconde guerre mondiale, la St-Jean tombant un dimanche, ce jour là de bonne heure tout le monde s'est rendu à la fontaine. Les villageois découvrirent l'Ange couché dans un lit bien bordé, lequel lit posé sur une charrette autour de laquelle étaient disposés tous les pots de fleurs du village, que durant la nuit, les garçons avaient subtilisés aux fenêtres et dans les jardins. L'Ange était à l'honneur au milieu des fleurs, chacun devait récupérer son bien. Le lit appartenait à Achner Käth, qui de bon matin, l'avait mis à s'aérer à la fenêtre, grande ouverte, et oublié par la suite de faire son lit.
Aujourd'hui, l'effigie de l'Ange est scellée sur le sommet de la fontaine.

LE DOMPETER
Materne accompagné de Valère et Euchaire, entreprit à la demande de St-Pierre de convertir les tribus païennes établies le long du Rhin. Il renversa leurs idoles et de leur temple il fit la première église consacrée au vrai Dieu. Accompagné de nombreux convertis, il entreprit alors d'évangéliser les habitants d'Argentoratum (Strasbourg). Ceux-ci le chassèrent et cet échec provoqua chez lui un tel dépit qu'il en mourut. Ses compagnons cachèrent son corps et fuirent à Rome pour en faire part à St-Pierre. Celui-ci leur reprocha leur manque de foi, et leur confia son "bourdon" (bâton de berger ). De retour en Alsace, les disciples exhumèrent le corps de Materne, qu'ils trouvèrent encore tiède. Ils lui tendirent le bâton de St-Pierre, Materne ressuscita, le prit et poursuivit sa mission.
L'annonce de cette résurrection provoqua de nombreuses conversions particulièrement à Argentoratum, et les nouveaux chrétiens y construisirent une église dédiée à St-Pierre.
La légende dit aussi que la fille spirituelle de St-Pierre, Pétronille, rejoignit Materne en un lieu situé au carrefour des voies romaines menant vers Altitona (le Mont St Odile), vers Trestabernae (Saverne), la Germanie et enfin les Gaules. Aujourd'hui ce lieu est appelé Le Dompeter.

LEMNACEAE
Famille de plantes aquatiques flottantes des eaux calmes d'une grande partie du monde. Elle comprend 30 espèces réparties en cinq genres. En classification phylogénétique, cette famille n'existe plus et les genres sont incorporés dans la famille des Araceae.

LE NYMPHEE
Dans l'Antiquité, grotte naturelle ou artificielle, petit temple avec une fontaine, qui étaient consacrés aux nymphes. À l'époque romaine le nymphée est une fontaine publique monumentale, ornée de sculptures et de jeux d'eau. Il se compose d'un ou plusieurs bassins entourés d'une façade ornementale à étages multiples.
Au milieu du XVIème siècle, l'école de Fontainebleau réalise quelques nymphées mais cela restera peu diffusé. On parle d'une forte influence de Serlio, architecte italien, sur les premières édifications françaises. En effet il s'agit d'un élément architectural, plus exactement une grotte architecturée. Parmi les Nymphées célèbres : les vestiges du Nymphée public, Jerash, en Jordanie, en France celui du Château de Gerbéviller datant du XVIIème, dans la région Lorraine, qui a conservé tout son charme.
Au Grand-Pressigny la mise hors d'eau de l'édifice a été réalisée.

LE PLATTESCHLECKER
Jadis au moins jusqu'à la fin du Moyen-Age, les gens du peuple n'étaient connus que par leur prénom, leur diminutif ou leur sobriquet. A Bouxwiller, les habitants sont dits Pletteschlecker, c'est à dire lèche-plats, pique-assiettes, écumeurs de marmite, flaireurs, parasites. Sobriquet donné justement aux habitants des localités ayant été des résidences princières ou comtales. Lècher les assiettes des grands de la cour était le privilège des valets, serviteurs, livreurs et laquais de la cour. Or Bouxwiller avait été la résidence préférée, du moins épisodiquement, des comtes de Hanau-Lichtenberg et des princes de Hesse-Darmstadt.
Dans l'état de laquais, il entrait beaucoup de sentiments dits bas, comme flatter servilement son maître, ou flagorner son entourage. Avoir une âme de laquais, c'est l'avoir basse, servile. Et par corrélat, le laquais était menteur, effronté, arrogant vis à vis de ceux qui ne pouvaient approcher les grands de ce monde. Mais ce noir tableau ne s'applique pas à tous car la majorité des gens de peu de condition était de caractère amène et de commerce facile. Certains même ont atteint une haute position sociale dans le microcosme bouxwillerois.
Si aux yeux des envieux et des malveillants, des villageois alentour surtout, les gens de peu de condition -tous ces valets, laquais, serviteurs, n'étaient que de la valetaille- lèche-bottes et lèche-plats- en fait, leur sort était souvent envié : ils n'étaient plus des culs-terreux, ceux qui leur vie durant, remuaient bouse et boue.
Aujourd'hui, il n'y a plus ni château, ni seigneurs, ni laquais, ni livré à Bouxwiller; seul est resté le sobriquet dont furent affublés les Bouxwillerois : Platteschlecker! (extrait d'un texte de Albert KIEFER; historien).

LES FONTAINES DE RAON L'ETAPE
Au 19ème siècle d'importants travaux de captation de sources, d'adduction d'eau et d'assainissement ont été réalisés à Raon l'Etape. Des fontaines en eau courante ont été progressivement aménagées dans tous les quartiers, elles visaient à améliorer la vie quotidienne, l'hygiène de la ville, préoccupation importante à l'époque. La multiplication des points d'eau était un facteur important pour la lutte contre les incendies dévastateurs. C'est en 1859 que le Conseil décide d'établir des fontaines nouvelles et plus artistiques. A Raon l'Etape, l'eau est abondante, l'adduction efficace et les revenus municipaux d'un bon niveau grâce à des élus clairvoyants. Les fontaines actuelles, en fonte coulée, ont été fabriquées en Haute Marne, mais fournies par la maison Ducel de Paris. Elles représentent des personnages mythologiques, des allégories diverses, mais aussi l'inspiration locale, comme la chèvre batailleuse, certaines sont des copies de statues qui se trouvent au Louvre. Toutes ces fontaines ont été remises en état et sont parfaitement entretenues par les services techniques de la ville. Onze sont classées Monuments Historiques.

LOGUIVY-LES-LANNION.
LOGUIVY vient de « LOK » (lieu consacré) et de saint-DIVY (archevêque de Ménévie et patron du pays de Galles) ou saint IVI, moine islandais né vers 650 venant de l’abbaye de L’INDISFARE en Ecosse qui aurait accosté à proximité du Mont-Saint Michel vers 685-687.
La toponymie témoigne aujourd’hui de son passage (ou de l’extension de son culte) : LOGUIVY DE LA MER, LOGUIVY-PLOUGRAS, PONTIVY, SAINT-IVY, LOGUIVY-LES-LANNION. Pour l’historien LABORDERIE, Saint-IVY serait le dernier des saints venus des îles Britanniques « dernier anneau d’une chaîne sacrée . »
La fête de Saint-IVY est le 6 octobre.