TAILLOIR.
En architecture : partie supérieure du chapiteau des colonnes.
THANN sa Légende
A l'origine de la ville de Thann, Saint-Thiébaut (appelé par certains historiens Théobald) qui était évêque de Gubbio en Italie et mourut le 16 mai 1161.
Il avait légué sa bague épiscopale à son fidèle serviteur. En voulant retirer l'anneau, celui-ci arracha le pouce droit. Il l'enchâssa dans son bâton de pèlerin et s'en retourna chez lui en Lorraine.
Harassé et fourbu il arriva à Thann en 1161. Il posa son bâton contre l'un des sapins qui se trouvait là et s'endormit.
Le lendemain, le bâton avait pris racine. En même temps le seigneur du château de l'ENGELBOURG vit trois lumières au-dessus de trois sapins.
Il vit dans ce prodige la volonté de Dieu et promit de bâtir une chapelle. Le bâton se détacha immédiatement. La chapelle devint un lieu de pèlerinage très renommé. Au 15ème siècle, la collégiale Saint-Thiébaut fut édifiée en remplacement de la chapelle. Entre-temps la forêt avait été défrichée et les maisons s'étaient installées dans ce qui allait devenir Neuf-Thann, puis Thann.
Saint-Thiébaut fit encore parler de lui en 1632, où il apparut dans toute sa splendeur aux envahisseurs suédois dont les chevaux, effrayés, se cabrèrent et s'enfuirent en jetant à terre leurs cavaliers. En reconnaissance, la ville fixa des fers à cheval sur les portes principales de la collégiale.
Une expertise commencée en 1975, confirma que le fragment de peau enchâssé dans le reliquaire de la collégiale de Thann, appartenait bien au corps de Saint-Thiébaut conservé à Gubbio.
Chaque année le 30 juin, veille de la Saint-Thiébaut, Thann commémore la légende de sa création avec la "Crémation des trois sapins".
THANNENKIRCH (Légende et Vérité de Irène ANDLAUER)
"A l'origine du village, il y aurait eu un ermitage établi au pied du Taennchel, près de la source que nous connaissons sous le nom de "Source Sainte-Anne" (St Annabrunnen).
Selon la légende transmise de bouche à oreille par nos aïeux, un ermite serait donc venu dans la nuit des temps s'y installer. C'est dans la solitude et la prière, comme cela était coutume à cette époque lointaine, qu'il aurait construit sa hutte et élevé un oratoire (petite chapelle) dédié à Sainte-Anne, à côté de la source.
La légende dit aussi que des bûcherons, des charbonniers, venus du pays lorrain, auraient rejoint peu à peu l'ermite. Mais il se pourrait aussi que ces pionniers aient occupé les lieux en premier, et que l'ermite les ait rejoints pour leur prêcher la parole de Dieu et créer une petite colonie. Les textes anciens ne nous révèlent rien à ce sujet, mais en de nombreux endroits des Vosges, les faits se sont déroulés de cette façon.
Toujours est-il que ces premiers occupants y ont trouvé un site favorable, une source, du bois en abondance qui leur fournissait, chaleur, demeure, gain, et bien sûr, une nourriture spirituelle, gage du salut de leurs âmes."
THAUMATURGE.
Personne qui fait ou prétend faire des miracles.
TOY.
Le mot Toy autrefois "Thoÿs" signifiait "enfant petit". Il désignait la jeunesse des villages au 18ème siècle. Il est devenu TOY par déformation. Au 19ème siècle le "Toy" était un jeune homme qui cherchait à se marier.
Ce nom est donné dans le bassin du gave de Gavarnie (Barège, Gèdre.....) en Lavedan et dans les Hautes Pyrénées. Ce terme "petit" était un sobriquet autrefois utilisé par les gens du piémont pour désigner les habitants des Hautes Vallées des Pyrénées.
Un proverbe Toy dit ceci : "Un toy noun cragn qué Diou, et péricle, e erà lid." traduction : Un toy ne craint que Dieu, le tonnerre et l'avalanche.
TRIPLET.
En architecture : Ensemble de trois baies groupées.
TROMENIE.
Troménie ( Tro-menez=chemin autour de la motagne, ou Trominihy=chemin autour du refuge), véritable paticularité de la tradition de Locronan.
Héritière des cérémonies druidiques, c'est un des plus grands Pardons de Bretagne, certainement le plus original et le plus authentique.
La Grande Troménie n'a lieu que tous les six ans (la prochaine fois en 2007). Le circuit s'effecue aux limites de l'ancien prieuré bénédictin qui avait été construit à l'emplacement de la forêt sacrée : le Meneton, servant de temple naturel.
Cette procession de 12 Kilomètres reprend le tracé exact du parcours initiatique druidique du Meneton.
Une douzaines de haltes permettent le repos aux milliers de pélerins qui fouleront pendant une semaine le chemin sacré : Talus abattus, madriers en travers des ruisseaux, chemins tracés au milieu des moissons, le parcours immuable depuis des millénaires est chaque fois respecté.
A chacune des stations des reposoirs, où chaque paroisse alentour expose ses saints et ses reliques. Les délégations des villages sont en costumes traditionnels et précédés de banières multicolores.
Une malédicton bretonne précise " Celui qui n'a pas fait la Troménie de son vivant, la fera une fois mort, en avançant chaque jour que de la longueur de son cercueil.
Chaque année a lieu une petite Trémonie (5 kilomètres). Les Fontaines de La Clarté de Plonevez-Porzay, de Sainte-Anne La Palud, et de Sainte-Eutrope de Locronan font partie de cette Grande Troménie.