La Fontaine d’Arens
La Fontaine d’Arens
Photos prises en septembre 2010

 

 

La Fontaine d’Arans de Dole

 

La Porte d’Arans est l’unique porte de ville ayant subsisté au démantèlement. Elle date de 1551 (remaniée après 1668) et protégeait l’accès occidental de la cité. Au XVIIIe siècle, la zone située au-delà de la muraille devient quartier militaire avec place d’armes, écuries, manège et Pavillon des Officiers. Construit par Antoine-Louis Attiret de 1763 à 1768, ce bâtiment abrite aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts.

Elevée peu après le Pavillon, la Fontaine d’Arans est également appelée Fontaine Attiret, du nom de son sculpteur, Claude-François, cousin du précédent. L’édifice est orné des armoiries de la Ville, les bossages rustiques qui ornent le fond et les deux piles imitent des chutes d’eau congelées. Il fut érigé en 1779, et porte une plaque précisant le nom de son sculpteur et la date de sa restauration 1856. L’eau est distribuée par une curieuse tête à museau de lion peut-être un rappel de celui figurant sur les armoiries de la cité. Cette fontaine servait à la fois d’abreuvoir pour les chevaux de la cavalerie et de fontaine pour les riverains.

Claude François Attiret est né le 14 décembre 1728 à Dole et mort le 15 juillet 1804 dans cette même ville. Il appartenait à une dynastie d’artistes dolois particulièrement active au XVIIIe siècle. Il était cousin du peintre et missionnaire jésuite Jean-Denis Attiret et de l’architecte Antoine-Louis Attiret. Son oeuvre majeure le buste dit de “La chercheuse d’esprit” (1774), porte le titre de l’opéra comique de Charles-Simon Favart. Elève de Jean-Baptiste Pigalle il fut reçu à l’Académie de Saint-Luc à Paris en 1760, sa carrière a été partagée entre la capitale, la Franche-Comté, mais aussi la Bourgogne. Il a réalisé entre-autre les bas-reliefs des châteaux de Montmusard, de Plombières, de l’hôtel Buffon à Montbard, et décoré de nombreux hôtels particuliers à Dijon. En 1777, il exécute une série de bustes représentant d’illustres personnalités bourguignonnes des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est sollicité pour des commandes publiques par exemple : décor de l’arc de triomphe, dit Porte Guillaume à Dijon, fontaine de la porte d’Arans à Dole.

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