La Fontaine Lavoir
La Fontaine Lavoir
Photos prises en juin 2016

 

 

La Fontaine Lavoir de Landresse

 

La mairie école de Landresse date du XIXème siècle comme beaucoup d’autres réalisations de ce type en Franche Comté.

 

Sa particularité est d’avoir eu comme instituteur en 1906 et 1907, Louis Pergaud dont la première publication en prose « De Goupil à Margot » parait dans le Mercure de France en 1910, et obtient la même année le prix Goncourt au troisième tour contre Guillaume Apollinaire pour L’Hérésiarque et Cie, Colette pour La Vagabonde, Marguerite Audoux pour Marie-Claire et Gaston Roupnel pour Nono. Louis Pergaud est né à Belmont le 22 janvier 1882, il est le fils d’Élie Pergaud instituteur de la commune depuis 1877. En juillet 1901 Louis sort troisième de sa promotion de l’Ecole Normale, il est nommé enseignant à Durnes (Doubs), en 1903 il épouse Marthe Caffot institutrice dans un village voisin. Ils sont tous les deux nommés à Landresse en 1906. A la fin de l’année suivante il monte à Paris et publie plusieurs recueils de poèmes. En 1910 année où il obtient le prix Goncourt, il divorce et épouse Delphine Diboz. Mobilisé lors de la Première Guerre Mondiale, il sera porté disparu et déclaré « Mort pour la France » le 4 août 1921. En 1912 il avait écrit la « Guerre des Boutons », pour ce faire il s’était inspiré de ses deux années passées à Landresse où il avait rencontré quelques difficultés d’intégration liées à son refus d’assister à la messe et d’enseigner la doctrine catholique. Le film tiré du livre et réalisé par Yves Robert obtint le prix Jean Vigo en 1962 et contribua à la remise en lumière du livre et de son auteur. Tous les ans le village de Landresse fête Louis Pergot en particulier lors du centenaire de la sortie du manuscrit, sur la place éponyme, devant la mairie un massif en forme de livre ouvert est décoré de plusieurs boutons.

De l’autre côté de la rue, le lavoir est installé près de l’enclos de l’église Saint-Pierre datant de 1626, dont le clocher comtois surmontant le porche a été érigé en 1759 et la toiture en tuiles vernissées restaurée en 1995. Ce Lavoir « dénommé parfois Fontaine Lavoir » possède une toiture à quatre pans reposant sur six poteaux en fonte ornés de volutes. Composé d’un grand bassin séparé en deux entités, l’eau arrive dans le plus petit, elle passe sous la route et provient d’une source qui autrefois alimentait également la fontaine malheureusement aujourd’hui disparue, celle-ci était située devant le bâtiment municipa.

 

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