La Fontaine de la Chapelle Saint-Samson
La Fontaine de la Chapelle Saint-Samson
Photos prises en mars 2017

 

 

La Fontaine de la Chapelle Saint-Samson de Pleumeur-Bodou

 

Des traces de nombreux outils en silex et éclats de silex taillés , ainsi que les traces d’un foyer ont été découvertes au nord-ouest de l’Île Grande, sur le territoire de Pleumeur Bodou. Au XVème siècle, la famille de Kerduel édifie un château. L’ancienne paroisse de Pleumeur Bodou dépendait de l’évêché de Tréguier, elle relevait du roi et avait pour seigneur en 1695 M. de Rosamel. Le 22 février 1790, Pleumeur Bodou devient une commune. Le site de Saint-Samson porte témoignage de l’histoire des hommes en matière de religion. La chapelle Saint-Samson date de la fin du XVIème siècle début du XVIIème. Au campanile percé de trois baies est associé un escalier cylindrique en pierre, couvert d’un dôme. L’entrée située sur la façade sud est moulurée en forme d’accolade avec pinacle à fleurons en prolongement des piédroits.

 

Face à cette entrée se dresse un menhir, selon les archéologues ces pierres dressées signalent une présence, celle d’une communauté ou de sa nécropole.

Le culte de la pierre est fort anciens, la christianisation n’a pas contrarié jusqu’à une période récente les coutumes liées aux anciennes croyances. Certains de ces menhirs, afin de les christianiser, ont été gravés d’un Christ en croix, ce qui n’est pas le cas de celui de la chapelle Saint-Samson. Auparavant, les hommes venaient s’y frotter pour renforcer leur virilité et les femmes pour leur fécondité.

Le culte des eaux et lui aussi fort ancien et tenait une place importante dans la religion druidique. L’édification de la fontaine accompagnant la chapelle remonte à 1632, les eaux avaient dit-on la propriété de guérir les maux d’yeux et de faciliter la marche des enfants. La source est protégée par trois murets sur lesquels repose la partie haute constituée d’un intrados plein cintre à claveaux. Une rigole permet à l’eau d’emplir un petit bassin situé à l’avant de l’édicule, il permettait aux pèlerins de prélever l’eau miraculeuse sans souiller la source. Le site était jadis très fréquenté, il existait trois Pardons, le mardi de Pâques, le lundi de la Pentecôte et le 8 septembre, aujourd’hui il ne reste plus qu’un seul Pardon célébré chaque année le premier dimanche du mois d’août.

 

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