Durant la nuit précèdent le jour de l'an neuf, dès que le coq chantait, les femmes se précipitaient vers la fontaine afin d'implorer le génie propice aux humains. Le but étant d'arriver la première pour avoir le plus de chance, chacune courait à toutes jambes pour déposer, sur la partie supérieure de la construction, la moitié d'un morceau de pain. L'autre moitié était rapportée à la demeure pour nourrir les poules qui pondraient alors toute l'année.
Les aïeux racontaient que l'on y sacrifiait des poules et consultait les viscères de ces malheureuses offertes au bon génie. Les objets retrouvés sur place, aux dires des anciens, attestaient de la véracité de ces pratiques superstitieuses.
Et, de la à penser que dans ces endroits ombrégés et mystérieux, les druides gaulois ramassaient le gui, symbole mystique d'une vie nouvelle, il n'y a qu'un pas à franchir pour ces populations frustes dominées par des croyances superstitieuses solidement encrées" .