La Fontaine Saint-Pustoch
La Fontaine Saint-Pustoch
Photos prises en mars 2026

 

 

La Fontaine Saint-Pustoch de Penmarc’h, Finistère

 

La chapelle de la Madeleine a été érigée sur les lieux d’un ancien culte Celte. À l’origine placée sous le vocable de Saint‑Étienne, elle dépendait autrefois de la paroisse de Plomeur, dont elle fut détachée en 1802. Construite au XVe siècle puis agrandie au XVIe siècle à la suite d’un vœu, elle passa alors sous l’invocation de Sainte‑Marie‑Madeleine. Ce vocable s’imposa durablement et donna son nom au hameau environnant.

Le clocher à baies, orné d’acrotères, se termine par une flèche surmontée d’une croix. La chapelle est éclairée par les vitraux de Jean Bazaine, artiste français du XXe siècle reconnu pour son œuvre abstraite et pour ses créations verrières, notamment celles de la chapelle de La Madeleine de Penmarc’h, inaugurées en 1981 et considérées comme des chefs‑d’œuvre de l’art moderne.

 

La chapelle étant fermée lors de notre passage, nous n’avons pu admirer ses vitraux que de l’extérieur.
Selon la tradition, le site de la Madeleine aurait longtemps abrité une léproserie.

La fontaine, située face à l’entrée principale de la chapelle, est placée sous la protection de Saint‑Pustoch, parfois assimilé à Saint‑Pustache dans certaines traditions. Saint‑Pustoch, protecteur de la fontaine, est réputé guérir les maladies de peau. Le lieu, autrefois appelé la Maladrerie, aurait effectivement accueilli une léproserie avant de prendre le nom de La Madeleine, Sainte Patronne des lépreux.

La fontaine est de style classique. Son pignon se terminait autrefois par une pierre taillée en pointe, aujourd’hui disparue. De bas murets délimitent le bassin d’où jaillit la source. Par une rigole, l’eau s’écoule vers un grand bac rectangulaire, probablement utilisé comme lavoir, ceinturé de murs. Sur celui faisant face à la fontaine, une partie de sculpture a été déposée.
Derrière ce mur court un étrange bassin évoquant un abreuvoir. Selon certaines sources, il s’agirait d’un bassin de rinçage de
totons destinés à la fabrication de cordes. En observant la statue de Saint‑Pustoch placée dans la niche de la fontaine, on remarque qu’il tient effectivement une corde entre ses mains.

Les mères se rendaient autrefois à la fontaine pour invoquer le saint et demander la guérison des pustules dont leurs enfants étaient atteints, ainsi que pour traiter diverses affections cutanées : eczéma, verrues, abcès, etc.

Sur le placître, une croix taillée dans un bloc monolithe repose sur un curieux socle cylindrique. Le pardon de la Madeleine est célébré chaque année l’avant‑dernier dimanche de juillet.

 

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