La Fontaine Sainte-Barbe d’Essey-les-Eaux
La Fontaine Sainte-Barbe d’Essey-les-Eaux
Photos prises en mai 2012

 

 

La Fontaine Sainte-Barbe d’Essey-les-Eaux de Nogent

 

Le tumulus du Plesnoy témoigne de la présence des Celtes à Essey-les-Eaux, puis ce sont les gallo-romains qui occupèrent le territoire. Autrefois il existait en ce lieu un monastère dont il ne reste pour trace qu’une maison rescapée du désastre qui s’est abattu sur la commune lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le 13 septembre 1944, une unité Waffen S.S. se rabattait sur Essey, les soldats la composant se mettent à tirer. Ils fusillent à bout portant un adolescent, dans le village leur rage destructrice se manifeste. Ils incendient 21 bâtiments et prennent 23 personnes en otage qu’ils adossent à une maison en flamme, 13 personnes, jeunes et âgées, sont trainées dans les bois. Le carnage fut limité, suite à l’intervention de l’officier allemand qui donne l’ordre de libérer tous les otages; ayant été blessé c’est un habitant du bourg qui lui apportât les soins nécessaires à son état. A 2 heures du matin les derniers allemands quittaient le village en feu. Sur les 95 habitants, 65 se trouvaient brutalement plongés dans le dénuement le plus total. En 1945, la croix de guerre fut décernée à Essey-les-Eaux. Cette commune a été rattaché le 1 juin 1972 à celle de Nogent.

La source minérale de la Fontaine Sainte-Barbe jaillit au sud du village. Une construction en pierres savamment taillées, forme une voûte ogivale, elle abrite un bassin au fond duquel sourd une eau ferrugineuse. D’une température constante de 8 à 10° cette eau possède des qualités purgatives et diurétiques assez proches de celles de Vittel. Elle était utilisée au XVIIème siècle et peut-être bien avant, pour soigner les “graveleux” (troubles digestifs fonctionnels). Le projet de Cl.A. Daguin de créer à Essey une ville d’eau était sur le point d’aboutir lorsque la Première Guerre Mondiale a éclaté. Au XVIIIème, il existait un important pèlerinage. A l’arrière de l’édifice qui daterait de la seconde moitié du XIXème siècle, sous le pignon une pierre triangulaire, sur laquelle on devine quelques lettres gravées mais rendues indéchiffrables par le temps. Au fond de l’édicule, une niche abrite un tableau de pierre sculpté en relief, une représentation de Sainte-Barbe protectrice de l’église et des eaux de cette fontaine.

 

Revenir à la ville