La Source et le Lavoir de Burelles
La Source et le Lavoir de Burelles
Photos prises en mai 2014

 

La Source et le Lavoir de Burelles

 

En 1160 dans un cartulaire de l’abbaye de Thenailles la localité est mentionnée sous le nom de Buroles, au cours des siècles suivants diverses dénominations lui sont attribuées par exemple Bureul en 1717 pour devenir aujourd’hui Burelles. La commune est située dans la Thiérache région dont le périmètre couvre en France le nord-est du département de l’Aisne et déborde sur les départements du Nord, des Ardennes, en Belgique elle inclut les provinces du Hainaut et de Namur. Ce qui impressionne en Thiérache, c’est le nombre important d’églises “fortifiées”. Entre le XIIIe et le XVIIIe siècle cette région verra se succéder la plupart des armées d’Europe. Sous François 1er le Hainaut était une propriété austro-espagnole, afin de contrer les invasions, le roi fit fortifier Guise et La Capelle, aux églises on ajouta des tours, dressa des donjons, permettant ainsi aux villageois de s’y réfugier à chaque attaque.

 

D’autre édifices religieux possédant des éléments d’architecture militaire seront réalisés entre le XVIème et le XVIIème siècle, du règne de François 1er à celui de Louis XIV. A l’église Saint-Martin de Burelles au XVIème siècle la nef médiévale fut supprimée pour faire place aux fortifications, c’est un exemple type de cette architecture militaire, on y retrouve de nombreux éléments : tour porche en forme de donjon, tourelles en encorbellement, mâchicoulis…. La pièce sous le comble du transept et de la travée raccord est un archétype de salle refuge dite salle “des juifs”.

A proximité de l’édifice religieux, le chant de l’eau attire notre regard. En s’approchant du lavoir, à l’extérieur de celui-ci un petit bassin carré, en brique rouge, cache sous sa végétation luxuriante, une source qui coule abondamment. Construit le long de celle-ci le lavoir qu’elle alimente généreusement via une borne en fonte. Ce lieu servait vraisemblablement à l’approvisionnement en eau des habitants car le dégorgeoir de la borne est muni d’un petit bec destiné à accrocher le seau lors de son remplissage. L’eau claire laisse apparaître au fond du bassin un joli pavage en terre cuite rouge, les pans inclinés des cotés sont en pierre de la région le calcaire bleu appelé aussi marbre bleu, typique dans l’architecture des maisons de l’Avesnois Thiérache et de la Fagne. La toiture à quatre pans repose à l’arrière sur une mur plein, sur la face avant et les cotés, sur six piles posées sur les murets. Nous ne possédons pas d’information quant à la date de réalisation de cet édifice.

 

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