La Fontaine d’Auvet
La Fontaine d’Auvet
Photos prises en septembre 2025

 

 

La Fontaine d’Auvet à Auvet-et-la-Chapelotte, Haute-Saône

 

La commune d’Auvet-et-la-Chapelotte a été formée en Octobre 1805 suite à la fusion de ces deux anciennes localités. Le patronyme d’Auvet a pour origine l’abondance d’eau sur ses terres, le village compte de nombreuses sources. Au début du XIIIème siècle, l’abbaye de Theuley est propriétaire exclusif de la seigneurie d’Auvet, puis elle acquiert la seigneurie de la Chapelotte en 1379. L’église actuelle a été bâtie au centre du village en 1730, à cette époque on avait l’habitude d’inhumer les morts dans les églises. Compte tenu de la nature du terrain, sol d’alluvion l’édifice menaçait ruine et fut reconstruit en 1773-1774, puis en 1818-1821 il fut érigé sur un système de pilotis, portant des poutres longitudinales, pour remédier à l’humidité, tout le pavage fut rehaussée de 32 cm, les vieilles pierres tombales y furent incorporées. Cet édifice est placé sous la protection de Saint-Maurice, son clocher avec dôme à l’impériale est dans le style des clochers comtois.

A proximité de l’église, qui constituait le centre du village, il existait une source vauclusienne qui recueillait différentes sources. Les eaux non collectées donnaient place au marécage en plein cœur du bourg. La création de l’abreuvoir qui lui est associé découle du rassemblement des dites sources. Les travaux furent repris à différentes époques. La structure carré qui les recueille maintenant est entourée de murs en partie enterrés, à la base de l’un d’eux une excavation permet à l’eau d’aller remplir l’abreuvoir situé en prolongement. De chaque côté des ouvertures dans la clôture donnent l’accès à l’eau que l’on peut puiser à l’aide d’un seau. De l’autre côté de la route un lavoir alimenté par cette fontaine a été érigé en 1820, il est abrité par une remarquable charpente.

 

Une des piles située en façade est ornée d’une croix sculptée dans la pierre. Sur le côté du dit lavoir autrefois, un égayoir et un abreuvoir permettaient d’y abreuver et d’y baigner les chevaux à leur retour des travaux des champs.

 

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