- La Fontaine St-Jean
- La Fontaine St-Jean
- La Fontaine St-Jean
- La Fontaine St-Jean
- La Fontaine St-Jean
- La Fontaine St-Jean
- La Fontaine St-Jean
- La Fontaine St-Jean
La Houn de Sen Yane (fontaine Saint-Jean) de Rion-des-Landes, Landes
Selon les sources anciennes, Arrion aurait été le premier nom porté par la ville. Dès le 1er siècle après J.C, le domaine d’Arrius se situait à proximité de deux voies romaines : l’une reliant Bordeaux à Dax, l’autre menant de Moustey à Gouts. Toutes deux rejoignaient ensuite la grande voie romaine qui reliait Dax à Air-sur-l’Adour.
Au Moyen-Âge, à partir du Xème siècle, le village d’Arion forma une seigneurie dépendant de la Vicomté de Tartas. Au XIème siècle une chapelle romane dédiée à Notre-Dame fut édifiée. Elle fut par la suite remplacée par l’église Saint Barthélémy, que les seigneurs locaux firent fortifier d’une enceinte crénelée afin de protéger la population durant les conflits opposant Français et Anglais pendant l’occupation anglaise du duché d’Aquitaine. L’édifice fut remanié au XVème siècle dans un style gothique.
Lors de la Révolution française, l’église fut transformée en temple de la Raison, et tous les signes liés au culte catholique furent détruits. Elle ne retrouva son statut religieux qu’au XIXème siècle, lors de la restauration.
A Rion-des-Landes, la Houn de Sen Yan (fontaine Saint-Jean), nichée dans les méandres du ruisseau de Maubay, est connue depuis longtemps. Son eau minérale, riche en fer, était réputée pour soigner les maladies de peau, les verrues et certaines tumeurs. En 1839, on évoquait même la possibilité d’y créer un établissement thermal. Jusqu’à la fin du XXème siècle, une procession s’y rendait chaque 24 juin : la Houn de Sen Yan était fleurie pour l’occasion, puis le curé bénissait le grand feu dressé devant l’église du village.
La source est abritée par une importante construction en bois , coiffée d’une toiture à deux pans. On y accède par trois marches. Au fond de l’espace carrelé, l’eau jaillit au centre d’un puits maçonné. Selon les habitants, on aperçoit encore quelques pèces de monnaie au fond de l’eau, témoignant d’une fréquentation discrète et persistante, destinée à obtenir la guérison des affections cutanées.
Lors de notre visite, le puits n’avait pas été débarrassé des feuilles et branchages accumulés durant l’hiver.








