La Fontaine de Poyanne
La Fontaine de Poyanne
Photos prises en mai 2025

 

 

La Fontaine de Poyanne, Landes

 

Le patronyme de Poyanne aurait pour origine le mot « pouya » c’est à dire montée, la localité est fixée sur une petite butte. Au XIIIème siècle, les seigneurs de Poyanne, sur l’emplacement d’un camp romain , firent construire une bastide, qui fut transformée en maison forte, puis en château féodal. C’est autour de celui-ci que le bourg actuel s’est constitué. Au XVIIème et XVIIIème siècle, le château fut aménagé tel qu’on peut le voir aujourd’hui. La communauté ancienne des habitants avait pour église paroissiale la chapelle du prieuré Saint-Jean-Baptiste de « Salles » installé au bord de l’Adour. Ce prieuré dépendait de l’abbaye bénédictine de Cagnotte. Il semble qu’au tout début du XIVème siècle les moines abandonnèrent le dit prieuré. En 1713, le seigneur de Poyanne transféra l’église paroissiale de « Salles » à la chapelle du château (emplacement de l’église actuelle) dédiée à Saint-Barthélémy. Ce château propriété actuelle du Conseil Départemental est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.

En contrebas du château coule une source accompagnée d’un lavoir, l’ensemble laissé à l’abandon depuis plusieurs années était envahi par la végétation. Fin 2021 la commune a sollicité l’entreprise Coudroy pour rénover le site situé dans le périmètre du château. A l’origine le lavoir était alimenté par une canalisation en pierre qui amenait l’eau de la source semi enterrée et appelée fontaine. Le captage de cette source est constitué par un bassin carré surmonté d’une construction en pierre dont une partie est incluse dans le talus. En façade un regard est fermé par une porte de bois, sous celui-ci un robinet permet la récupération de l’eau, en dessous un bassin inclus dans le sol. La toiture est constitué d’un assemblage de longues pierres et présente un fronton triangulaire. A droite de l’édifice un bac rectangulaire en ciment recueille le trop plein de la source, il n’est pas invraisemblable de penser qu’il ait servi autrefois d’abreuvoir pour le bétail. A gauche, un mur de soutènement a été construit pour contenir le talus. Le lavoir a lui aussi bénéficié d’une restauration, sa toiture a entièrement été refaite ainsi que les piles sur lesquelles elle repose.

 

L’ensemble a retrouvé son cachet d’antan, le site enclavé et verdoyant respire le calme et la sérénité et mériterait une meilleur signalétique.

 

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