La Fontaine de Bacchus
La Fontaine de Bacchus
Photos prises en juin 2016

 

 

La Fontaine de Bacchus de Bourbon-Lancy

 

Bourbon Lancy est connue depuis l’antiquité pour ses eaux thermales. Le patronyme Bourbon viendrait du Dieu guérisseur et des eaux, Bormo ou Borvo à laquelle les Gaulois vouèrent le lieu. Des empereurs Romains à Louis XIV bien des personnages ont fréquenté les thermes de la cité. Ce sont les Vallois qui donnèrent son lustre aux bains de la ville. François 1er y fit plusieurs séjours, Catherine de Médicis qui y vint avec sa cour, la Princesse de Condé……puis la renommée du site déclina. Les thermes furent rebâtis au XIXème siècle et attirèrent pour leur cure, des princes des écrivains Maupassant, Bourget….des peintres Bonnat, Carrier-Beleuze….. Au nord-est les Romains avaient établit un fort sur un promontoire rocheux, sur ses ruines au Moyen-Âge fut édifié un château-fort orné de sept tours. De la période médiévale, la ville possède un beffroi, qui autrefois était pourvu d’un pont-levis et d’une grille, il donne accès au vieux quartier. Dans la rue Principale de celui-ci coule une fontaine. Elle a été offerte par Gabriel Cimetière (1913-1999), cet historien, a obtenu plusieurs fois un prix au concours « Chef d’œuvre en Péril »  pour la restauration du quartier médiéval, il est également le créateur du musée des uniformes de Bourbon Lancy. Du bassin rond s’élève une colonne gravée d’une devise latine dont la traduction est la suivante : « La vérité est dans le vin, la sagesse est dans l’eau ». Au dessous de cet épigraphe sur un écusson est disposée une tête en métal œuvre réalisée en 1986 par le sculpteur Georges Kirschs. Elle symbolise la physionomie du Dieu Mercure, il est représenté coiffé de feuilles de vignes et de grappes de raisins et laisse échapper l’eau de sa bouche. Au sommet de la pile sur le chapiteau, un petit angelot de pierre tient dans ses bras un poisson. La statue du lion posée à côté du bassin de la fontaine rappelle que cet animal fait partie des armoiries de la ville.

En empruntant la rue de l’horloge, le regard est attiré par une maison à colombage, elle date du XVIème siècle, à la fin du XIXème siècle le second étage menaçant ruine dut être démoli.

 

L’édifice porte le nom de Maison de Madame de Sévigné, car elle aurait résidé en ce lieu à l’occasion de cure thermales. Sur la façade plusieurs médaillons sont apposés, l’un à l’effigie de François 1er , un autre à celle de Madeleine de France, etc.. Cet édifice est répertorié à l’inventaire des Monuments Historiques.

A l’extrémité de la rue se dresse le Beffroi qui au Moyen-Âge servait de porte d’entrée dans la cité entourée de fortifications. Grimpé en haut de la tour un guetteur surveillait les environs. A l’étage ou se tenait le guetteur, mais côté vieille ville, fut installé « Le Beurdin », œuvre offerte par Georges Kirsch, sculpteur enfant du pays. Lorsqu’arrivent les heures, le Beurdin tire la corde de la cloche et exhibe aux passants sa langue rouge .

 

Le terme Beurdin en patois local désigne une personne un peu « simplette ».

 

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