La Fontaine de l’Abbaye
La Fontaine de l’Abbaye
Photos prises en septembre 2012

 

 

La Fontaine de l’Abbaye de Paunat

 

Selon la légende, un pèlerin avait fait vœu de fonder une abbaye au lieu où son bâton, mis à terre, prendrait racine. De ce « pieu né miraculeusement » en latin (palnatum) dérive au fil des siècles le nom de Paonat, Pounat, Paulnac, pour devenir Paunat. L’arbre miraculeux était autrefois représenté sur la place du village par un orme ancestral majestueux, aujourd’hui il a été remplacé par un tilleul. A l’endroit du miracle près d’une source abondante un établissement religieux est bien fondé en 804. Il dépendait alors de l’abbaye Saint-Martial de Limoges. Saccagée à plusieurs reprises, fort délabrée à la Révolution (bâtiments conventuels détruits), menaçant ruine, l’église abbatiale sera finalement classée monument historique en 1956. C’est en 1980 que débutèrent les travaux de restauration. Au début du XIXème siècle, le sol de la nef fut comblé dans sa totalité jusqu’à une hauteur de 2,50 mètres afin d’éviter que les infiltrations d’eau ne viennent détériorer l’édifice. Dans le transept de gauche les fouilles ont révélé tout au fond les pieds des colonnes et les dalles sur lesquelles circulaient autrefois les moines.

Dans cet espace mis à jour, il existe dans le mur de soutènement un drôle de réceptacle inclus dans une niche (piscine Eucharistique).

 

Autrefois les moines y vidaient l’eau qui avait servi à nettoyer les coupes utilisées lors de la célébration eucharistique .

La Fontaine est située sur la place où fut planté “le Pieu Miraculeux”. Un escalier d’une dizaine de marches, inclus entre deux murs de soutènement, en assure l’accès. Une voûte en plein cintre protège la source, à l’avant l’ouverture triangulaire est fermée par une grille, sous celle-ci un gros dégorgeoir assure l’écoulement de l’eau lorsque la fontaine est à niveau. Lors de notre passage étant en basse eau, celle-ci s’écoulait par une petit orifice de la maçonnerie. Nous ignorons si les eaux de cette fontaine disposent de propriétés particulières, par contre elles faisaient le bonheur de pèlerins en route pour Compostelle et qui pouvaient s’y abreuver et se reposer à l’ombre de l’arbre rappelant le miracle.

 

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