- La Fontaine de Tréminou
- La Fontaine de Tréminou
- La Fontaine de Tréminou
- La Fontaine de Tréminou
- La Fontaine de Tréminou
- Statue derrière l’écran plastifié
- La Fontaine de Tréminou
- La Fontaine de Tréminou
La Fontaine de Tréminou de Plomeur, Finistère
Le patronyme de Tréminou signifierait en breton « ferme où est stocké le chanvre ». La chapelle Notre-Dame de Tréminou a été érigée au XIIIème siècle, elle fut restaurée au cours des XIVème et XVIème siècle, en 1890 les murs furent redressés et la toiture réparée, cette dernière a été refaite en 1964. La porte latérale et les chapelles en aile datent du XVIème siècle. Des restes de vitraux renferment les armes de Jean de Kerouant et de son épouse Marguerite Le Divanac’h vivants en 1530. A proximité de la porte latérale une petite fenêtre est ornée de vitraux contemporains.
- Chapelle de Tréminou
- Chapelle de Tréminou
- Fenêtre aux vitraux contemporains
Le clocher possède un escalier d’accès extérieur
- Clocher de la chapelle
- Clocher de la chapelle
- Clocher de la chapelle
Dans l’enclos de la chapelle la chaire à prêcher est surmontée d’une croix très ancienne.
- Enclos de la chapelle
- Chaire à prêcher de l’enclos de la chapelle
Depuis 1926 celle-ci ainsi que la chapelle figurent à l’inventaire des Monuments Historiques. L’édifice est ouvert seulement en juillet et août les après-midi, le Pardon a lieu le quatrième dimanche de septembre, une messe y est également célébrée le premier dimanche d’août. Le 2 juillet 1675, pendant la révolte des bonnets rouges, la chapelle de Tréminou fut le lieu de rassemblement des représentants des 14 paroisses de Cornouaille insurgées, qui y rédigèrent le « Code paysan ».
A 500 mètre au sud de la chapelle au lieu dit Lestreminou, coule la fontaine de Notre-Dame de Tréminou. Elle a été édifiée en pierre de taille et présente un fronton triangulaire, avec une voûte profonde et une ouverture en anse de panier, le bassin déborde de l’édifice. Le mur du fond de la cavité est percé d’une niche abritant une statue protégée par un écran plastifié. Une rigole incluse entre les pavés amène l’eau jusqu’à une vasque monolithe. Les gens du pays venaient à cette fontaine avec leurs enfants qui tardaient à parler, bégayaient ou avaient d’autres défauts de prononciation. Le rite consistait à asseoir l’enfant les fesses à nues dans l’un des deux bassins de la fontaine. Les implorants ou les personnes reconnaissantes jetaient alors dans la fontaine des bouts de tessons, des médailles ou des pièces de monnaie. Lors d’un curage de la fontaine, des morceaux de poteries de différentes époques et une pièce de 1641 ont ainsi été découverts. Les offrandes aux fontaines sont anciennes, l’usage de monnaie n’est pas récent , il a eu cours dans la gaule celtique tout comme l’offrande de poteries.
















