La Fontaine du Jardin du Passeur
La Fontaine du Jardin du Passeur
Photos prises en mars 2025

 

 

La Fontaine Jardin du Passeur à Sainte-Marine de Combrit, Finistère

 

Sainte-Marine est un village et un port de la commune de Combrit à l’embouchure de l’Odet. L’ensemble fontaine-lavoir doit son patronyme à l’histoire du bac permettant de traverser l’embouchure de l’Odet entre Sainte-Marine et Benodet.

 

Son fonctionnement au moment de la Révolution était aléatoire. Au début du XIXème siècle c’était une simple barque permettant de faire traverser les piétons. En 1817 un premier bac se mouvant à la rame a été détruit par une tempête, ce qui amena en 1823 la construction d’une nouvelle embarcation plus grande avec un équipage de huit personnes. Dans les années suivantes d’autres embarcations subissent les aléas des tempêtes, c’est en 1929 qu’apparaît un bac à vapeur il perdurera jusqu’au 11 octobre 1944, jour ou les allemands l’ont dynamité. Un nouveau bac est mis en service en 1951 il peut contenir jusqu’à 20 voitures, mais les temps d’attente sont très longs. En 1974 le pont de Poulguinan est mis en service et permet de traverser l’Odet. La chapelle Sainte-Marine de plan rectangulaire date du XVIème siècle, ce fut la première construction du port avec celle de la maison du maître de débarque.

 

Cette édifice situé juste en face de Benodet est devenu trop petit dans les années 1960 il fut agrandi à l’aide de pierres venues de l’église de Trégunc. La partie ancienne comporte plusieurs éléments de décor, tel que les ex-voto marins, les sablières sculptées de barques, poissons

 

…. ainsi que plusieurs statues en bois polychrome dont celle de Sainte-Marine, et d’une Vierge allaitante.

 

Les vitraux contemporains, œuvre d’André Bouler, jésuite, ont été mis en place en 1960.

Le fontaine et le lavoir du Jardin du Passeur ont été restaurés en 2018. La fontaine de plan rectangulaire est recouverte d’une toiture à deux pans, elle alimente le bassin du lavoir auquel on accède par deux escaliers en vis à vis. A proximité une pompe à bras, et sur la partie haute du jardin une seconde fontaine alimentant également le lavoir, a retrouvé son cour initial. Ces points d’eau servaient au remplissage du bac à vapeur.

 

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