La Fontaine du Plas-Kaër
La Fontaine du Plas-Kaër
Photos prises en septembre 2010

 

La Fontaine du Plas-Kaër de Crac’h

 

Un chemin qui s’enfonce dans le bois conduit à la fontaine. La source est abritée par un toit à bâtière dont le pignon est surmonté d’une croix de pierre. L’édifice possède une ouverture en plein cintre. Lorsque le niveau de la fontaine est à son maximum, l’eau se déverse à l’avant dans le grand bassin carrelé. C’est de ce lieu que part la procession du pardon qui se déroule le troisième dimanche de septembre. De chaque côté de l’édicule, une auge en pierre dont nous ignorons l’utilisation. L’eau de cette source avait la propriété de guérir ou prévenir les maladies des yeux et en particulier la cataracte. Elle n’est plus officiellement utilisée depuis la Seconde Guerre Mondiale, d’ailleurs une grille cadenassée en interdit l’accès.

La fontaine est liée à la chapelle érigée au XVème siècle par les templiers, mais incendiée avec le monastère fin 1797 début 1798 par des Révolutionnaires. Sous l’empire, les habitants de la commune élevèrent une pétition afin de garder les pierres de taille et obtenir la reconstruction de l’église, leur souhait fut réalisé. En 1872, il fut décidé de reconstruire la chapelle du Plas-Kaër, les bonnes volontés ne manquèrent pas. Le troisième dimanche de septembre 1874, fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, est un jour mémorable dans les anales de la paroisse de Crac’h, Monseigneur Bécel évêque de Vannes vient bénir le nouvelle chapelle de Notre-Dame du Plas-Kaër, rebâtie à l’emplacement de l’ancienne chapelle des templiers.

En 1970 presque cent ans après, la chapelle était pratiquement en ruine, une équipe de bénévoles forme une association pour entreprendre la restauration avec l’aide financière, sous forme d’un prêt, de l’assemblée municipale. Depuis, les messes se succèdent et les bénéfices sont reversés à la Mairie. Cette chapelle est la plus importante de la paroisse, il s’y déroule deux Pardons.

Le premier “petit pardon” a lieu le premier dimanche de mai. Le second “le grand Pardon” se déroule le troisième dimanche de septembre. C’est le grand rassemblement des fidèles de Crac’h et des paroisses avoisinantes. Ce pardon débute par le rassemblement à la fontaine puis la messe à la chapelle. Ensuite, un repas est servi sous chapiteau suivi d’une fête champêtre (cette année encore on ne comptait pas moins de 500 convives). Le titre du “Plas-Kaër” se retrouve dans d’autres paroisses où il semble signifier “Notre-Dame sur la place de la ville”. Kaër en breton signifie “beau” c’est le sens retenu puisque la cloche de la chapelle datée de 1468 portait l’inscription : S(ancta) M(aria) DE PULCHRA PLATEA (c’est à dire Sainte Marie de la belle place).

 

La niche surmontant le portail de la chapelle abrite une statue de Notre-Dame des Sept Douleurs.

 

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