La Fontaine Miraculeuse
La Fontaine Miraculeuse
Photos prises en Avril 2026

 

 

La Fontaine Miraculeuse de La Gripperie-Saint-Symphorien, Charente-Maritime

 

En 1790 lors de sa création la commune prit le nom de l’ancienne paroisse Saint-Symphorien, elle était parfois appelée non officiellement Saint-Symphorien-du-Bois, cette année là, en 1922 elle prit son patronyme actuel : La Gripperie Saint-Symphorien. La Gripperie tire son origine du vieux français « gripper » signifiant (monter, grimper), sa situation géographique étant au sommet d’une colline. Les parties les plus anciennes de l’église remontent au XIIème siècle. Dédiée à Saint-Symphorien, des reliques de ce martyr des premiers temps de l’ère chrétienne auraient été ensevelies dans le sanctuaire. Cette église devint rapidement le siège d’un pèlerinage dédié à ce Saint. Les conflits franco-anglais causeront la disparition des deux bras du transept et probablement du clocher. Au XVème siècle une campagne de restauration et d’agrandissement fut menée ce qui explique la juxtaposition de style roman et gothique, le clocher est issu de cette campagne de restauration.

 

La façade est caractéristique du style art roman saintongeais, à l’exclusion des deux contreforts rajoutés au XVème siècle. Le portail en plein cintre est encadré de trois voussures ornées de riches sculptures reprenant les thèmes traditionnels de l’époque, motif végétaux, griffons, animaux extraordinaires.

 

L’archivolte de trente deux claveaux portant chacun un personnage debout, dont l’attitude laisse à penser qu’il danse.

 

La fenêtre du premier étage est ornée de deux voussures, dont l’une reproduit un motif des Vices et des Vertus très répandu sur les édifices religieux de Saintonge. Cette église est classée Monument Historique depuis 1995.

A proximité de l’église Saint-Symphorien la « Fontaine Miraculeuse » était une étape importante du pèlerinage, celle-ci est toujours visible. Elle se trouvait autrefois sous une petite chapelle dont il ne subsiste plus aucune trace. Aujourd’hui, la fontaine est intégrée dans une maçonnerie blanche surmontée d’une croix. À l’avant, un escalier d’une dizaine de marches mène à un espace dallé. Sur un petit muret repose une porte en fer, encadrée de deux piles supportant une arche en plein cintre ornée d’une croix, qui protège la source. A l’intérieur une profonde cavité voûtée, au bassin recouvert d’une grosse grille en métal. A partir du XVIème siècle et jusqu’en 1914 de très nombreuses personnes y venaient en pèlerinage des communes alentours et même de Marennes et Rochefort. « La légende nous raconte que chaque 22 août à minuit le jour de la Saint-Symhorien, les eaux de la fontaine se mettaient à bouillonner, les malades, essentiellement des paralytiques, n’avaient qu’à s’y plonger pour retrouver la mobilité ». Avant la Première Guerre mondiale, lors du pèlerinage, les fidèles affluaient pour s’asperger de l’eau de la fontaine des miracles, ils repartaient apaisés, et parfois même guéris.

 

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