La Fontaine Place des Arceaux
La Fontaine Place des Arceaux
Photos prises en mai 2025

 

La Fontaine Place des Arceaux de La Bastide-Clairence, Pyrénées-Atlantiques

 

Un peu excentrée du bourg, l’église Notre-Dame de l’Assomption est considérée comme l’une des plus belles églises de la région. Pour entrer dans cet édifice, il faut traverser le porche, partie la plus ancienne, datant de la construction en 1315. Toutefois la façade principale a été remaniée à la fin du XIXème siècle, avec le rajout de hauts murs latéraux au décor néoclassique de part et d’autre de ce porche, le clocher a également été rehaussé.

 

Autre particularité de cette église le cloître couvert qui abrite, selon la tradition, les tombes des membres des plus anciennes familles.

 

Malgré plusieurs interdictions, les inhumations s’y poursuivent en faveur de personnalités exceptionnelles. La nef de l’église est entourée de trois étages de tribunes et couverte d’un plafond de 72 caissons en staff peints de blasons, parmi lesquels celui de La Bastide et celui de la Navarre.

 

Pendant longtemps ces galeries étaient réservées aux hommes, les femmes devaient assister aux offices en bas. En effet en tant que maîtresses de maison elles devaient assurer l’entretien de la maison, mais aussi celui des tombes familiales qui se trouvaient sous le cloître. Les décors sont faits de stucs peints en faux marbres, composés de socles, de colonnes et de pilastres, de chapiteaux  doriques et composites, de corniches et médaillons qui entourent trois grands tableaux : Saint-Jean-Baptiste à gauche, l’Ascension de la Vierge à l’autel principal et Saint-Nicolas à droite. En 2000 une restauration fut réalisée, à cette occasion sur les côtés du choeur un décor antérieur a été mis à jour (XVI-XVIIème siècle). Le médaillon du décor du XVIIIème siècle a été sauvegardé et se situe sur le vieux plafond turquoise du XVIème siècle.

 

 

Une porte installée sous l’escalier du cloître menant aux tribunes était réservée aux cagots une minorité de personnes vivant à part, acceptée à condition de garder ses distances vis à vis des autres.

 

Ils n’avaient pas accès à l’église par le portail central comme les autres fidèles, ils devaient rentrer par cette petite porte qui leur donnait accès au coin le plus sombre de l’église et le plus éloigné de l’autel. Ils prenaient l’eau bénite dans des bénitiers spéciaux, on leur jetait le pain béni, qui était offert aux autres fidèles dans des corbeilles. En 2015 l’église a fêté ses sept cents ans, trois ans après les sept cents ans de la fondation de La Bastide fêtés en 2012.

La Place des Arceaux, entourée d’arcades et de maisons aux colombages colorés, abritant des restaurants et des commerces, est un centre névralgique et de rencontre. Chaque mardi matin en été s’y tient un marché de producteurs fermiers et des métiers de bouche. L’un des côtés de la place, sur un large espace piétonnier légèrement pentu, est orné d’une fontaine. Elle présente un fronton en forme de demi cercle, sculpté et muni d’une tête de lion sous laquelle figure la date de 2012. L’eau n’arrive pas via ce griffon, mais sort au fond du bassin rectangulaire, puis va rejoindre le second puis le troisième, formant ainsi une série de cascades. Ensuite elle disparaît dans le trottoir pour réapparaître tout au bout de la place dans un autre bassin duquel elle tombe en contrebas dans un petit espace délimité avant de définitivement disparaître.

 

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