La Fontaine rue de l’Enfer
La Fontaine rue de l’Enfer
Photos prises en septembre 2025

 

 

La Fontaine rue de l’Enfer de La Rochelle, Haute-Saône

 

A la Révolution en 1790, naissance des départements, l’ancienne province de Franche-Comté laisse place à trois départements : Le Doubs, le Jura et la Haute-Saône qui porte le patronyme de sa rivière. De nombreux paysans accèdent à la propriété, mais redoutent l’augmentation des impôts (gabelle et dîme). Toutefois 47 droits féodaux demeurent ils font obstacle au progrès agricole et à l’amélioration des conditions de vie. A tour de rôle chaque famille effectue le nettoyage des rues et des fontaines, les excréments d’animaux sont récupérés pour l’amendement des jardins et des champs. A ceci s’ajoute l’entretien des routes, dont l’état s’améliore et favorise les échanges commerciaux. Les déchets compostables rejoignent le tas de fumier, celui-ci est situé devant la maison, s’il est important il laisse présager d’une bonne dote au prétendant de la jeune fille à marier.

La Fontaine de la rue de l’Enfer est l’une des deux fontaines construite (1859-1862) selon les plans de l’architecte J.B.Martin de Jussey. Elle a été réalisée avec des pierres de Raucourt.  Au centre du bassin au bord bourrelé se dresse une pile aux quatre faces décorées de caissons, le chapiteau surmonté d’une forme pyramidale est coiffé d’un vase en pierre de style Médicis. À l’origine, l’eau jaillissait d’un griffon à tête de lion,  aujourd’hui elle s’écoule d’un dégorgeoir intégré à une rosace ornée de motifs végétaux. De l’autre côté de la rue est implanté le lavoir. Cette fontaine, tout comme celle de la Grande Rue, n’assurant plus l’alimentation en eau des habitants, est devenue un bel élément décoratif du centre de La Rochelle.

 

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