La Fontaine Saint-Geoffroy
La Fontaine Saint-Geoffroy
Photos prises en juin 2013

 

 

La Fontaine Saint-Geoffroy Le Chalard

 

Le premier monastère du Chalard fut érigé en 801 sous le règne de Charlemagne. En 846 il est détruit par les Normands qui massacrent les prêtres et la population. Geoffroy, qui enseignait pour un négociant florentin installé à Limoges, découvre le site du Chalard en revenant de Périgueux où il vient d’être ordonné prêtre. En 1088, avec deux compagnons il revient en ces lieux pour mener une vie d’ermite, il fait construire une chapelle au sommet du promontoire, puis il fonde un monastère.

Le chevalier Goulfier de Lastours parti pour la Croisade avait fait promettre à Geoffroy qu’une église soit édifiée, à son retour son vœu fut réalisé. L’édifice religieux fut érigé à la fin du XIème siècle en pur style roman, il contient une chasse de Saint-Geoffroy, mais également la dépouille de Goulfier de Lastours surnommé le chevalier au lion.

Un cimetière des moines jouxte le chevet de l’église, il conserve une quarantaine de tombes sculptées dans le granit, du Moyen-Âge au XVIème siècle.

Certaines présentent la particularité d’être taillées en forme d’édifice religieux, dont les côtés sont décorés de séries d’arcatures et les toits de chevrons ou d’écailles. D’autres portent des insignes religieux (crosse, étole), ou des outils d’artisans sculptés (hache, navette de tisserand, tenaille et marteau).

La fontaine de Saint-Geoffoy est située dans le bourg, elle est enchâssée au pied de la colline au-dessus du lavoir. La source est protégée par un édicule en pierre recouvert d’une dalle plate, l’eau affleure au niveau du sol. Christianisée après l’arrivée de Saint-Geoffroy, elle est certainement beaucoup plus ancienne comme le prouve l’urne funéraire datant d’avant notre ère et découverte à proximité, ce point d’eau était vraisemblablement l’objet d’un culte païen. Enseveli au cours des années 1950, le site a été restauré à l’identique en 1999 à l’initiative de l’association pour la sauvegarde du Site du Chalard, avec le concours de la Communauté de Communes de Saint-Yrieix, et grâce aux précisions apportées par les anciens habitants. Cette source guérissait de l'”Oppresseux” (asthme et maladies pulmonaires) et du “Zinzazou” (la maladie des Zinzins, les convulsions etc).

A Nicole et Jean, nous devons la découverte du Chalard.

 

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