La Fontaine Saint-Jean
La Fontaine Saint-Jean
Photos prises en mai 2026

 

 

La Fontaine Saint-Jean d’Azur, Landes

 

Au XIIIème siècle, placée sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, par la voie littorale, Azur devient une halte pour les pèlerins. C‘est en 1206 que l’on trouve pour la première fois le bourg sous le patronyme d’Esur, dans le registre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, une division des Chevaliers de la Croix de Malte. Empruntant la voie « Paris-Tours » les pèlerins suivent la bordure de l’océan de Soulac à Moliets, mais sont tenus à un détour, la traversée de l’Adour, dont l’embouchure à l’époque se situait au Plecq aujourd’hui le Vieux-Boucau. Ils contournaient ensuite la zone marécageuse de Souston, et passaient ensuite à Azur. Une motte féodale (fin du XIIème siècle) avait été érigée par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, elle était entourée d’eau sur trois de ses côtés. L’implantation des Hospitaliers s’explique par la forte insécurité de la zone marécageuse littorale, liée au dévidoir des étangs, joints à l’Adour au Plecq.

L’accueil des pèlerins était réalisé dans une grange spécialement aménagée (comme celle que l’on peut voir près de la fontaine qui date du XVIIème siècle) derrière la grange un four à pain de grande dimension, le  cuisinier et l’apothicaire étaient également logés sur le site.

La Fontaine placée sous la protection de Saint-Jean permettait aux pèlerins de faire leurs ablutions. Aujourd’hui le bassin de la source est protégé par une construction ouverte sur trois côtés et couverte d’une toiture à deux pans. Le mur du fond est percé d’une niche accueillant une représentation murale du Saint accompagné d’un agneau, quelques plantes séchées et un coquillage. A l’extérieur, le pignon du toit est orné de coquilles jacquets. Des cérémonies se déroulaient tous les ans près du relais et de la source. Depuis 1960 elles ne sont plus organisées.

 

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