La Fontaine Saint-Maxent
La Fontaine Saint-Maxent
Photos prises en mai 2010

 

La Fontaine Saint-Maxent de Maxent

 

Maxent viendrait de Maxentius, saint abbé poitevin du Vème siècle. Le roi Salomon, dernier roi de Bretagne de 857 à 874, possédait au milieu du IXème siècle une résidence à Schriou, sur l’emplacement de l’église actuelle de Maxent qui dépendait alors de la paroisse de Plélan. Vers 860, de nouvelles incursions normandes menacent la Bretagne. Les moines de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon se sentent en danger et souhaitent trouver refuge dans l’intérieur des terres. Sur le territoire de l’actuelle commune de Maxent, le roi leur fait construire un monastère richement doté, si l’on en croit les chartes du Cartulaire de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon.

Lorsque Salomon fait déposer dans l’église du jeune monastère le corps de saint Maxent, la renommée des lieux grandit rapidement : le monastère prend alors le nom de Saint-Maxent. Le souhait du souverain breton était d’en faire un hypogée royal. Sa femme, de hauts personnages sont inhumés dans l’église et le roi manifeste le désir d’y reposer, près de la reine. L’assassinat du souverain, le retour des moines dans leur abbaye de Redon et enfin la restitution du corps de saint Maxent à son abbaye d’origine dans le Poitou, conduisent le jeune monastère au déclin. L’église du IXème siècle après bien des transformations fut détruite en 1897 et remplacée par l’église actuelle, œuvre de l’architecte Arthur REGNAULT. L’essentiel de l’objectif visé avant la fouille a été atteint puisqu’elle a permis de mettre à jour une église des années 860, au plan unique en Bretagne, qui ne peut actuellement être comparé qu’à ceux des grandes réalisations de l’empire carolingien, en Allemagne.

La fontaine date du XIXème siècle. Probablement rebâtie sur un ancien édifice, elle présente une architecture de brique et de tuffeau imitant une façade d’église classique, avec portail d’entrée “servant de niche au saint”. Une récente statue de Saint-Maxent a été installée dans l’oratoire de la fontaine, protégée par une vitre. Une grille cadenassée a été posée sur l’eau de la source dont nous ignorons les propriétés thérapeutiques.

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