La Fontaine Saint-Pierre
La Fontaine Saint-Pierre
Photos prises en mars 2026

 

 

La Fontaine Saint-Pierre de Douarnenez, Finistère

 

Tréboul rattaché par arrêté préfectoral du 14 juin 1945 à la commune de Douarnenez est considéré comme un quartier de la cité. Il est situé dans une petite anse, c’était un ancien port de pêche à la sardine. La première conserverie remplaçant la technique de la presse pour la conservation des sardines a ouvert à Tréboul en 1853, fondée par Eugène Clairan en, elle fait faillite et sera rachetée en 1855 par la famille Cancerelle. En novembre 1924, les sardinières surnommées « Pen sardines », ce sont mises en grève. Elles reçurent l’appui des ouvriers du bâtiment, des pêcheurs et de la municipalité communiste, dirigée par Daniel Le Flanchec (1881-1944) élu en octobre 1924. Elles eurent également le soutien de personnalités influentes parmi elles, Lucie Colliard (1877-1961) militante féministe et communiste, Charles Tillon (1897-1993) jeune militant âgé de 27 ans, futur grand résistant et ministre. En décembre 1924 la médiation du ministre du travail a échoué les patrons refusant toute augmentation. Cette grève dura 46 jours sans rémunération, mais aboutit à une victoire, les ouvrières ont obtenu un franc de l’heure et des majorations pour les heures de nuit, ainsi que la reconnaissance du droit syndical.

La Feunten Sant Per Baour (Fontaine du pauvre Saint-Pierre) est nichée dans un petit vallon au lieu-dit Lopérec. Elle a été construite de 1860 à 1879 sous le rectorat de François Salaun recteur de Tréboul de 1860 à 1879. La statue de Saint-Pierre qui orne la niche remonterait au XVIIIème siècle, elle a supportée bien des vicissitudes. Plusieurs fois elle fut retrouvée la tête plongée dans le bassin, la main droite qui naguère tenait la clé fut amputée.

 

Aujourd’hui une grille scellée la protège, derrière celle-ci une petite Pieta et des fleurs ont été déposées aux pieds de la représentation du Saint, Pierre est le Saint-Patron des pêcheurs en Bretagne particulièrement à Douarnenez. Le Pardon de Saint-Pierre prit de l’ampleur à la suite de plusieurs mauvaises années de pêche. Les familles se rendaient à la fontaine pour y faire quelques dévotions et demander la protection du Saint lors de la pêche, ils allumaient des cierges et jetaient quelques pièces en remerciement dans la source. Le site est toujours fréquenté, car on peut encore en voir quelques-unes au fond de l’eau. A plusieurs mètres en avant de la fontaine, une excavation dont la terre est retenue par des blocs de pierre, devait vraisemblablement servir de lavoir, car elle est accompagnée d’une dalle de lavage utilisée par une lavandière.

 

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