La Source et le Lavoir
La Source et le Lavoir
Photos prises en mai 2026

 

 

La Source et le Lavoir de Taller, Landes

 

Le presbytère de Taller a été redessiné en 1926 dans le style Art Déco par l’architecte Ernest LOUESLIER. L’abbé Victor DOUSSY (1878-1953) logea dans ce presbytère pendant 32 ans de 1920 à 1953.

 

Sans doute en avant sur son temps, c’était un poète reconnu de l’amour du pays natal, de la fo, de la solitude et de l’amitié, il fut peu encouragé par sa hiérarchie, qui à l’époque n’acceptait pas sa personnalité. Parmi ses amis et correspondants de nombreux artistes, poètes, sculpteurs, on peut citer : Francis JAMES (1868-1938 poète) Pierre BENOIT (1886-1962 romancier) membre de l’Académie Française, Frédéric MISTRAL (1830-1914 écrivain) fondateur du Félibrige et Prix Nobel de Littérature. Le sculpteur statuaire Lucien DANGLADER (1891-1951) qui réalisa des œuvres de style Art Déco : le Chemin de Croix , une statue de Sainte-Thérèse, qui ornent toujours l’église de Taller. L’abbé Victor DOUSSY disait : « Si je possédais tout ce que l’on peut désirer pour être heureux, il me manquerait l’essentiel : le bonheur des autres ».

 Les sources sont nombreuses à Taller et pour la majorité d’entre-elles accompagnées de légendes et d’espoirs thérapeutiques. Sur l’une de ces sources, pour des raisons d’hygiène, un lavoir a été édifié au XIXème siècle. L’eau s’avance dans le bassin ovale par une buse, et son jaillissement vient troubler le sable, qu’elle réveille en un frémissement léger. La construction protégeant le lavoir est composée d’une toiture à quatre pans reposant sur des piles de bois, posées sur des bas murets. Parmi les autres sources, l’une jaillit au milieu d’une prairie son eau est sulfureuse d’où son nom « Lou Pourit » (le pourri) , dans la prairie de Merliton se trouve «  Le houn de le leit » (la fontaine du lait). Cette dernière avait une grande renommée auprès des jeunes mères qui venaient y chercher une montée de lait salvatrice pour leurs nourrissons, elle était très fréquentée, et en signe de gratitude on y jetait parfois des pièces de monnaie. La Fontaine Saint-Jean où l’on se rendait en procession pour soigner les boutons et autres blessures. La fontaine Saint-Eutrope située dans la prairie non loin de l’église, vénéré depuis 1000 ans par les pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle.

 

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